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Finale Canada c. États-Unis: «J’avais compris que ce ne serait pas un match comme un autre», se souvient Simon Gagné qui l’a vécu en 2002

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-02-19T20:30:00Z

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Simon Gagné l’avoue: il était naïf lorsqu’il a représenté le Canada pour la première fois chez les professionnels aux Jeux olympiques de 2002 à Salt Lake City. Mais c’est lorsqu’il a vu quelque chose de différent dans le regard de certains de ses coéquipiers américains avec les Flyers, qu’il a compris l’ampleur de la rivalité entre les États-Unis et le Canada.

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Gagné n’en était qu’à sa troisième saison dans la LNH lorsqu’il s’est taillé une place avec l’équipe canadienne en vue des Jeux. À 21 ans, il avoue avoir accueilli la nouvelle avec le but de profiter de l’expérience.

«J’étais trop jeune pour saisir l’ampleur de tout ça», raconte-t-il au bout du fil.

Mais ce n’était pas le cas de ses coéquipiers John LeClair et Jeremy Roenick, deux vétérans qui avaient quant à eux été sélectionnés pour représenter les États-Unis dans ce tournoi olympique présenté en sol américain.

«Même avant qu’on parte pour le tournoi, je sentais en les côtoyant que c’était différent, même si on ne savait pas si on allait s’affronter.»

Entre joie et tristesse

Puis, le scénario s’était finalement réalisé: Canada et États-Unis avaient atteint la grande finale. Dans le cas des Américains, ils espéraient réussir le doublé après une victoire à la Coupe du monde de 1996 contre le Canada tandis que, du côté des représentants de la feuille d’érable, ils espéraient mettre un terme à une disette de 50 ans sans médaille d’or.

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Et cette rencontre, remportée 5-2 par le Canada, avait à nouveau ouvert les yeux de ce jeune hockeyeur encore émerveillé par tout, sur l’importance de vaincre le pays rival lors de cette finale. C’était d’ailleurs la dernière fois qu’une finale Canada–États-Unis s’était décidée en sol américain, avant le match tant attendu de jeudi, au TD Garden de Boston.

«Juste dans la période d’échauffement, il y avait quelque chose de différent. Quand j’ai vu John [LeClair] et Jeremy [Roenick], j’ai compris que c’était game time et que ce ne serait pas un match comme un autre. Dès que ç’a commencé, il y avait de l’énergie, ça jouait physique, ça brassait après les coups de sifflet.

«Puis, cette animosité est tombée quand on s’est serré la main après le match. Je me rappelle avoir vu la déception dans leur face. Pour moi, c’était des hommes, des vétérans, des pères de famille. C’était spécial de voir à quel point ils avaient de la peine.»

Retour à la réalité

Puis, les choses avaient déboulé rapidement, et c’est aussi ce qui attend les joueurs des deux équipes finalistes à la Confrontation des 4 nations.

«Après notre victoire, on avait célébré dans la chambre puis on était allé dans une salle avec nos familles. Le lendemain, j’ai pris un avion de bonne heure pour Philadelphie parce que mon entraîneur de l’époque, Billy Barber, m’avait dit qu’il me voulait dans l’alignement le soir même. Tu dois tourner la page très rapidement.»

Et reprendre, avec des coéquipiers que tu viens de défaire en finale, la lutte vers un autre but commun: les séries de la Coupe Stanley.

EN VIDÉO PRINCIPALE, VOYEZ L'ENTREVUE DE SIMON GAGNÉ À L'ÉMISSION JIC, DANS LAQUELLE IL PARLE DE LA FINALE DE JEUDI.

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