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Finale de la Confrontation des 4 nations: pour le Canada, pas de politique, que du hockey

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Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-19T21:43:41Z

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BOSTON | La possible présence de Donald Trump, la guerre économique, le contexte sociopolitique entre les deux pays qui s’affronteront en finale de la Confrontation des 4 nations: l’enjeu semble plus grand qu’un simple trophée en ferraille.

Néanmoins, contrairement à Matthew Tkachuk, du côté canadien, on n’a pas voulu embarquer là-dedans. Comme des joueurs qui refusent de mettre de l’huile sur le feu avec des déclarations incendiaires à la veille d’un match important.

«C’est une occasion de rendre notre pays fier, mais je ne rentrerai pas dans le domaine du politique, a soutenu Connor McDavid. Je suis excité de jouer au hockey. Je suis excité d’être impliqué dans un match avec un enjeu aussi important.»

Ça ne veut pas dire que les joueurs du Canada ne joueront pas pour l’honneur de leur pays. Capitaine de l’équipe canadienne, Sidney Crosby a été clair sur le sujet lorsqu’est venu le temps de parler de la signification de cette finale.

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«Ça veut dire beaucoup. On est un pays qui retire beaucoup de fierté de son équipe de hockey. On a bien représenté nos concitoyens jusqu’ici. J’espère qu’on trouvera une façon de gagner pour eux», a déclaré Sidney Crosby.

Il y a peut-être Jon Cooper qui s’est permis une petite incursion hors du sport. Mais en bon orateur qu’il est, il a eu des airs de philosophe et de poète.

«Je suis un entraîneur de hockey. Bien sûr, je suis conscient de ce qui se passe dans le monde. Quand tu te trouves dans la position dans laquelle nous sommes, que tu peux rendre ton pays fier, c’est gratifiant. On comprend ça.»

«Mais dans les instants qui vont précéder la mise au jeu initiale, personne ne va penser à autre chose qu’à ce match de hockey», a-t-il poursuivi.

Marchand hué chez lui?

Même en sortant la politique de l’équation, le Canada recevra un accueil hostile de la part des bruyants partisans qui prendront place à l’intérieur du TD Garden de Boston. Au même titre que n’importe quel rival des Bruins.

Pour la première fois de sa carrière, Brad Marchand, un favori de la foule bostonienne, pourrait être attendu avec une brique et un fanal. Ce serait quand même particulier.

«Ça ne me dérange pas vraiment. Je m’en fous pas mal, a-t-il répondu lorsqu’on lui a fait part des possibles huées à son endroit. Je ne joue pas pour la foule. Je ne porte pas attention à la foule quand je suis sur la glace.»

C’est plus à l’adversaire auquel il doit faire face que Marchand s’attarde. Et à ce niveau, celui qui a porté les couleurs canadiennes au Championnat mondial de 2016 et à la Coupe du monde quelques mois plus tard a parlé de la meilleure équipe américaine qui lui a été donnée d’affronter.

«Ils ont tout. Ils offrent une bonne couverture, ils jouent de façon physique, ils ont du talent, a-t-il énuméré. Ils n’ont pas de faiblesses et ils sont beaux à voir aller.»

Il a assurément raison. Mais le dire à ce moment-ci était peut-être sa façon d’essayer d’amadouer les Américains.

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