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CV en français refusé à Bécancour: «On ne versera pas une cenne à des gens qui ne respectent pas nos lois», prévient PSPP

Pas question d’octroyer des fonds publics à des sociétés qui ne respectent pas la Charte de la langue française

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2023-12-04T16:30:00Z

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«On ne versera pas une cenne à des gens qui ne respectent pas nos lois», a prévenu Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois (PQ), après un reportage du Journal racontant l’histoire d’un travailleur à qui l’on a demandé d’envoyer son CV en anglais pour un boulot à Bécancour.

«Le Parti Québécois réitère que pour toucher des subventions ou des avantages de l’État québécois, une entreprise doit respecter pleinement les exigences de la Charte de la langue française. Ce n’est pas encouragé; c’est obligatoire», a-t-il insisté. 

Lundi, Le Journal racontait l’histoire d’un mécanicien choqué de voir que l’usine de la filière batterie d’Ultium CAM a refusé son CV parce qu’il était rédigé en français, en plus d’exiger une nouvelle version «in English» et d’aller jusqu’à demander de faire l’entretien d’embauche dans une autre langue que le français.

Plus de moyens à l’OQLF

D’après le PQ, la loi devait ne pas permettre de demander l’anglais à l’embauche dans un cas comme celui-ci.

«Le gouvernement doit donner à l’Office québécois de la langue française [OQLF] les moyens nécessaires pour faire appliquer sa propre loi», a poursuivi Paul St-Pierre Plamondon.

«Il ne s’agit pas uniquement de légiférer, mais aussi de faire les suivis pour éviter ce genre de situation», a-t-il ajouté.

Le PLQ et QS dénoncent aussi

Pour Madwa-Nika Cadet, porte-parole libérale en développement régional et en langue française, la situation est inacceptable.

«Il va de soi que tout le processus d’embauche de l’usine de la filière batterie d’Ultium CAM devrait pouvoir se dérouler en français. Ce mécanicien a eu raison de dénoncer la situation», a déploré à son tour la députée de Bourassa-Sauvé sur le réseau social X en matinée.

Même chose pour Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de langue française.

« Est-ce que le plan tant attendu de Jean-François Roberge va empêcher ce genre de situation de se reproduire? À Québec solidaire, on a toujours défendu que l’aide aux entreprises doit être conditionnelle et le respect de la Charte de la langue française fait partie des conditions minimales», a-t-elle conclu.

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