Filière batterie: «Nous devons prendre des mesures difficiles», prévient le PDG de Northvolt
Le début de la production de l’usine québécoise pourrait être retardé d’un an et demi, selon Québec

Francis Halin
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«Nous devons prendre des mesures difficiles pour sécuriser les fondations des opérations de Northvolt, afin d’améliorer notre stabilité financière et renforcer notre performance opérationnelle», a déclaré le PDG et cofondateur de Northvolt, Peter Carlsson, lundi, tout en maintenant son projet québécois.
«Northvolt maintient son engagement envers NOVO en Suède, Northvolt Drei en Allemagne et Northvolt Six au Canada, et entretient un dialogue étroit avec les principales parties prenantes concernées», a indiqué la société par communiqué lundi.

Même si les échéanciers de ces projets risquent d’être revus bientôt pour réduire les coûts, les travaux se poursuivent chez nous. L’usine de 7 G$ doit encore voir le jour.
En février dernier, Le Journal rapportait que l’an dernier, alors que Northvolt négociait avec Québec et Ottawa pour décrocher des milliards de dollars en aide financière, la jeune entreprise suédoise cumulait retards et pertes massives.
Rappelons qu’au cours des neuf premiers mois de 2023, Northvolt avait subi une perte colossale d’environ 1,4 G$ CA, soit plus de huit fois celle enregistrée pendant la même période en 2022.
Fin mai, Le Journal rapportait les propos du PDG de Northvolt qui disait vouloir bâtir son empire de la batterie le plus vite possible et à moindre coût. «Votre plus grand atout est votre vitesse et votre mission», avait-il confié au balado «In Good Company» de Nicolai Tangen.

Revue stratégique
Dans le cadre des premiers résultats de sa revue stratégique, Northvolt a décidé de stopper son usine de matière active de cathode Northvolt Ett, de Skellefteå, en Suède.
Son programme Fem, à Borlänge, aussi en Suède, cessera également.
Northvolt tentera de trouver des partenaires en Pologne.
Elle intégrera également sa filiale Cuberg.
Le cabinet rassuré
Alors que fin août La Presse révélait que le projet de Northvolt chez nous pourrait avoir près d'un an et demi de retard, selon Québec, le cabinet de la nouvelle ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), Christine Fréchette, a voulu se faire rassurant lundi.


«Nous avons eu des échanges avec Northvolt. Northvolt nous assure que leur projet d’usine au Québec n’est aucunement remis en cause et qu’il demeure une priorité. La ministre entend suivre le dossier de près. Les sommes que nous avons injectées dans ce projet sont conditionnelles à l’avancement du projet et à ses retombées», indique-t-on.
«C’est exceptionnel, ce qu’on est en train de créer au Québec avec la filière batterie. L’avenir passe par l’économie verte», conclut-on.
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