Filière batterie: les transporteurs scolaires rugissent face à la fin de Lion
Ils craignent d’avoir du mal à faire réparer leurs véhicules maintenant que le fabricant vient de se mettre à l’abri de ses créanciers


Francis Halin
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Une semaine après le cri du cœur d’un transporteur qui redoutait à voix haute que la faillite de Lion lui donne de la misère à réparer ses 75 autobus électriques, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) lance un signal d’alarme, en écorchant Québec au passage.
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«On se rappelle que c’est le gouvernement du Québec qui a imposé, aux transporteurs scolaires en 2021, l’achat exclusif d’autobus scolaires électriques», critique l’organisation par communiqué mercredi, en décochant une flèche au gouvernement.
«La durée de vie des autobus scolaires est de 12 ans et le service des élèves pourrait être mis en péril dans l’éventualité où les transporteurs n’ont plus d’autobus disponibles», dénonce-t-on.
Jeudi matin, Lion Électrique a annoncé avoir demandé à la Cour supérieure du Québec une ordonnance pour se protéger contre ses créanciers. Chez les transporteurs, la nouvelle a eu l’effet d’un véritable électrochoc.
Plus de 1300 autobus
Plus de 1300 autobus électriques Lion sont sur nos routes et les transporteurs s’inquiètent désormais pour leur entretien, leur réparation et leurs multiples garanties.
Paniquée, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) estime que Québec devra offrir «d’autres alternatives pour l’acquisition d’autobus électriques et [demande] que le programme d’aide pour l’acquisition des autobus (PETS) soit majoré substantiellement».
Ces dernières semaines, Le Journal a parlé à de nombreux transporteurs pris dans ce tourbillon qui n’ont pas voulu être identifiés, alors que la santé financière du fabricant était mise à mal.
Stéphane Boisvert, président d’Autobus Groupe Séguin, qui a 75 autobus Lion Électrique, avait pris la parole publiquement pour dénoncer la situation.
– Avec la collaboration de Sylvain Larocque
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