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Fiasco SAAQclic: François Legault demande une enquête publique

Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2025-03-02T21:10:29Z
2025-03-02T21:49:02Z

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Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé, dimanche, la tenue d’une enquête publique et indépendante sur le fiasco SAAQclic. 

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Il en a fait l’annonce dans une publication sur le réseau social X.

Le rapport de la vérificatrice générale a permis de faire la lumière sur une partie des ratés qui ont mené à des dépassements de coûts de 500 M$ et de nombreux maux de tête pour les usagers de la SAAQ.

«Mais l’enjeu qui reste, c’est celui des responsabilités de chacun dans ce fiasco, aussi bien au niveau administratif que politique», écrit-il.

Autrement dit, le premier ministre veut savoir ce que ses ministres, autant que les hauts fonctionnaires, savaient avant le déploiement catastrophique du virage numérique de la société d’État.

«Comment a-t-on pu en arriver à lancer un projet aussi mal préparé? On doit comprendre pourquoi et comment c’est arrivé pour ne pas répéter les mêmes erreurs dans l’avenir», poursuit François Legault.

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«Pour éclaircir tout ça, j’ai donné la directive au secrétaire général du gouvernement de préparer un décret pour lancer une enquête publique et indépendante dans les meilleurs délais», ajoute-t-il.

«Si après ces enquêtes on doit agir et sanctionner des responsables, on va le faire. Je n’hésiterai pas. Je me suis engagé à ce que nos dirigeants soient imputables et je vais respecter mon engagement», assure François Legault.

Révélations

Il faut dire que les révélations des médias s’accumulent depuis une semaine.

Alors que le gouvernement Legault a d’abord affirmé avoir été «berné» par un petit groupe de dirigeants de la SAAQ, le travail des journalistes a permis de démontrer que les ministres Éric Caire et Geneviève Guilbault, de même que le ministère de François Legault, avaient été avisés que des voyants étaient au jaune ou au rouge avant le déploiement de la plateforme.

Le dérapage de SAAQclic avait finalement mené à de longues files devant les bureaux de la société d’État, après une fermeture de trois semaines pour implanter la nouvelle solution informatique.

Et ceux qui tentaient leur chance en ligne n’étaient pas au bout de leurs peines: de nombreux problèmes rendaient l’utilisation de la plateforme ardue, voire impossible.

Demande de l’opposition
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Depuis une semaine, les partis d’oppositions réclamaient donc une commission d’enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.

«Déclencher une commission d’enquête publique sur le fiasco SAAQClic était la seule façon pour François Legault d’éviter d’entacher son intégrité et de faire la lumière sur le gaspillage de 500 M$ d’argent public», a d’ailleurs réagi la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, peu après l’annonce de François Legault.

Le député libéral Monsef Derraji a pour sa part exigé que les conclusions des travaux soient rendues publiques avant les prochaines élections: «Les Québécois ont le droit de connaître la vérité AVANT de se rendre aux urnes», a-t-il écrit sur le réseau X.

Une demande également faite par le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon. Ce dernier ajoute également: «Que toute personne en possession d’information doit avoir la capacité de la divulguer, que ce ne soit pas un prétexte pour empêcher la liberté d’expression sur le sujet (souvenons-nous de l’argument de Jean Charret: “Il ne faut pas nuire aux enquêtes”)».

Le chef des conservateurs, lui, en a profité pour réclamer qu’on libère la circonscription de La Peltrie, où il aurait des chances d’être élu. «Il va aussi falloir commencer par sanctionner pour vrai celui qui a démissionné comme ministre vendredi dernier et qui semble en avoir le plus à se reprocher. Pas question de continuer à lui payer son salaire et le laisser député caquiste de La Peltrie», affirme Éric Duhaime dans un communiqué.

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