Tous les résultats
Publicité

Femme abattue: une Québécoise vivant au Minnesota «horrifiée» par les actions de l’ICE

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2026-01-08T22:26:48Z
2026-01-08T22:53:16Z

Partager

La femme qui a été abattue par un agent de la police de l’immigration américaine (ICE) à Minneapolis, au Minnesota, a suscité un profond sentiment de frustration dans la population. C’est d’ailleurs ce qu’exprime Francine Roche, une Québécoise résidant dans cet État du nord des États-Unis depuis 20 ans.

• À lire aussi: Femme tuée par un agent de l’ICE à Minneapolis: elle revenait de déposer son fils de 6 ans à l’école, selon son ex-mari

• À lire aussi: Qu’est-ce que ICE, la police de l’immigration controversée qui multiplie les critiques aux États-Unis?

• À lire aussi: Réaction de Trump et Vance à la femme tuée par l’ICE: «C’est de la propagande soviétique», lance Philippe Léger

• À lire aussi: IMAGES | Femme tuée par l’ICE: affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Minneapolis

«Je suis horrifiée. Je suis en colère. J’ai également beaucoup de tristesse de voir ce qui se passe», a confié Mme Roche, en entrevue sur les ondes de LCN, jeudi.

Elle affirme ne pas croire à la version de l’administration Trump, selon laquelle Renee Nicole Macklin Good, la femme tuée lors de l’intervention de l’ICE mercredi, aurait commis un acte de terrorisme intérieur.

«Elle essayait plutôt de partir et ce qui s’est passé, il n’y a pas vraiment d’excuses, a suggéré Mme Roche. C’est évident que le gouvernement va trouver des excuses, mais non. Et en fait, ce qui me dérange le plus, ce sont justement les mensonges, la façon dont ils essaient de présenter ce qui s’est passé comme une sorte d’attaque.»

Francine Roche dit néanmoins comprendre que les États-Unis doivent traiter les cas d’immigration illégale, mais elle désapprouve la manière dont l’ICE s’y prend et le «chaos» qui s’ensuit.

«Je pense qu’ils agissent d’une manière beaucoup trop rude, trop militaire», a-t-elle plaidé.

Pour sa part, elle ne dit pas craindre les répercussions de la police de l’immigration, puisque ses papiers sont en règle, mais les événements récents l’inquiètent tout de même.

«Ça nous met tous un peu sur le qui-vive, a-t-elle ajouté. On a peur de dire quelque chose. On ne veut pas vraiment exprimer ce qu’on pense trop publiquement.»

Voyez l’entrevue intégrale de Francine Roche dans la vidéo ci-dessus.

Publicité
Publicité