Femme abattue par l’ICE aux États-Unis: «Ça fait 6 mois que j'ai mon passeport dans ma poche pour qu'il n'y ait pas de confusion», déplore un résident américain

Dominique Plante
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La femme tuée par la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, aux États-Unis, exacerbe le climat d’anxiété et de tension à un tel point qu’un citoyen se sent contraint de traîner son passeport dans sa poche pour éviter un possible drame.
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«J'ai décidé de travailler de la maison mardi et le reste de la semaine parce que je ne voulais pas sortir pour éviter justement une [possible] confrontation. Ça fait six mois que j'ai mon passeport dans ma poche pour qu'il n'y ait pas de confusion», a affirmé Frédéric Posine, en entrevue à l’émission Le Bilan, mercredi.
Bien que les autorités américaines disent que l’agent de l’ICE aurait agi en légitime défense, la population reste sceptique.
«C'est totalement un abus de pouvoir et j'espère que l'État du Minnesota va pouvoir [...] arrêter cet agent», a lancé le citoyen de Roseville, une ville voisine à Minneapolis.
«C’est horrible. Cette femme n'aurait jamais dû mourir», a-t-il ajouté.

«On veut la paix»
La secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, est celle qui a fait référence à un cas d’autodéfense.
«Je ne suis pas surpris que Kristi Noem tente de couvrir le policier pour quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire, a déploré Frédéric Posine. Trump, il n'a aucune sympathie, aucune empathie. Il a tout de suite accusé la gauche comme il le fait.»
L’événement s’est produit dans un quartier résidentiel de Minneapolis, près de l’endroit où George Floyd a été tué par un policier lors d’une arrestation violente en mai 2020. Les images de sa mort avaient rapidement fait le tour du monde, déclenchant le mouvement «Black Lives Matter».
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
«On veut la paix, on veut de la tranquillité, on veut que les communautés, quelles que soient les communautés, qu'elles soient migrantes ou pas, puissent avoir des restaurants, puissent sortir, puissent vivre normalement, ne pas être inquiètes que les enfants vont aller à l'école et qu'ils ne vont peut-être pas revenir», a soulevé M. Posine.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.