Wimbledon: il n'y a pas que la blessure à son genou qui dérange Félix Auger-Aliassime
Le Québécois doit aussi «réapprendre à gagner», note son entraîneur


Jessica Lapinski
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LONDRES | Oui, la blessure au genou gauche qui embête Félix Auger-Aliassime lui a nui dans sa défaite au premier tour à Wimbledon, lundi. Mais il n'y a pas que cela, confirme son entraîneur, Frédéric Fontang: Félix doit aussi «reprendre de la confiance, régler son jeu».
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Le Québécois a donc deux enjeux en ce moment. Il doit premièrement guérir cette fameuse tendinopathie au genou gauche qui le dérange depuis plusieurs mois.
Une douleur qui vient et qui part, mais qui a recommencé à handicaper le 11e favori au troisième set lundi, quand il affrontait le «lucky loser» Américain Michael Mmoh, 119e mondial (contre qui il a perdu 7-6 (4), 6-7 (4), 7-6 (4) et 6-4), a mentionné Fontang.
Ce processus, il prendra le temps qu'il prendra, dit l'entraîneur de «FAA», mais il est sur la bonne voie, assure-t-il aussi.
À Washington plutôt qu'à Toronto?
D'ailleurs, si Félix disait lundi viser un potentiel retour à la compétition au Masters de Toronto, début août, le Français a plutôt évoqué au Journal la possibilité que son protégé revienne au jeu à Washington, une semaine plus tôt.
«Tout ça, c'est nouveau pour Félix, mais aussi pour son équipe, souligne Fontang. Et il y a une cette fin d'année, où il a beaucoup joué et beaucoup gagné [trois titres] d'affilée. Il y a aussi eu le Masters de fin de saison, la Coupe Davis... C'est beaucoup de matchs, beaucoup d'intensité. À un moment, le corps a dit stop.»
Une seule victoire en cinq matchs
La seconde problématique, c'est qu'Auger-Aliassime a peu joué – et aussi, peu gagné – dans les derniers mois. Depuis le tournoi de Miami en mars, le dernier qu'il a disputé avant que son genou ne commence à le faire souffrir, le 12e mondial a remporté un seul match sur les cinq qu'il a joués.
C'était sur la terre battue de Lyon, contre le 240e joueur sur l'ATP, l'Espagnol Pablo Llamas Ruiz.

Contre Mmoh, il semblait évident que, par moment, le Québécois peinait à effectuer certains mouvements. «La terre battue et le gazon, ce sont les deux pires surfaces pour un genou», a pointé Fontang.
Reprendre confiance en son jeu
Mais souvent, pourtant si dévoué à sa cause sur ce court 12, on voyait Auger-Aliassime prendre de longues respirations avant de servir, notamment lors des points cruciaux. Il en a laissé filer plusieurs d'ailleurs, dont au bris d'égalité du troisième set qu'il menait aisément.
Puis, il y a eu ces doubles fautes – huit au total – dont celle qui lui aura ultimement indiqué la porte de sortie, alors qu'il avait une balle de match contre lui.
«Même s'il n'avait pas ce problème au genou, le fait de ne pas avoir gagné beaucoup depuis Miami, de ne pas avoir joué sur gazon, il passe par un processus normal, qui est de regagner des premiers matchs, ensuite des deuxièmes, pour reprendre la confiance», dit Fontang.
«Mais au moins, ajoute-t-il, on va avoir cette période d'entraînement et tout le reste de la saison sera disputé sur la même surface, sur le dur.»
La volonté de toujours progresser
Lundi, visiblement abattu après sa défaite, Félix disait traverser «une période difficile dans sa jeune carrière», mais être «persuadé que les résultats vont revenir».
Frédéric Fontang abonde dans le même sens en ce qui a trait aux résultats: «Félix reste dans un bon état d'esprit. Ça fait partie du processus d'un athlète de haut niveau. Il y a cette volonté chez lui de toujours progresser et à un moment donné, ça fera son effet.»