FC Supra : un petit tour aux États-Unis et une tournée... mondiale


Marc-Antoine Malo
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De retour au Québec après une petite escapade au New Jersey, le FC Supra continue de mettre sur pied son groupe en vue de sa saison inaugurale et ses dirigeants le font avec de plus en plus d’yeux sur eux.
Au cours des dernières semaines, l’équipe de soccer a fait jaser aux États-Unis, au Royaume-Uni et même au Brésil. Partout, c’est ce modèle inspiré 100 % local inspiré de l’Athletic Bilbao qui capte l’attention.
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C’est une belle reconnaissance pour le nouveau club de la Première Ligue canadienne (PLC), qui a encore tout à prouver. On s’assure toutefois d’avoir la meilleure préparation possible. C’est à ça que sert cette « pré-présaison » au sud de la frontière.
Le groupe tout québécois a pu effectuer des tests le week-end dernier en affrontant les Red Bulls de New York 2 et le Cosmos de New York.
« Il y a beaucoup de monde qui parle du Supra, mais ce n’est pas parce qu’on est en PLC, c’est à cause du projet. Le Cosmos a vu ce qu’on était en train de faire avec des joueurs d’ici. Ils sont vraiment étonnés qu’on en soit capable et qu’on pense pouvoir être compétitifs dans un milieu professionnel », a expliqué au bout du fil le président du Supra, Rocco Placentino.
Au-delà d’une hausse de sa popularité à l’échelle locale, continentale et internationale, le club a profité de ce séjour au sud de la frontière pour évaluer les nombreuses cartes qu’il possède dans son jeu.
Les défaites de 2 à 1 et de 4 à 2 ne veulent à peu près rien dire. Il se bâtit une chimie et un esprit de fraternité dans ce groupe qui sera bien différent le 11 avril, jour du premier match de la saison régulière.

« C’était une bonne expérience pour nous, pour le personnel et les joueurs, a affirmé Placentino. C’était une bonne façon, en deux volets, de voir les joueurs à l’essai. Ça nous a donné plus d’information pour savoir à qui on donne un contrat et qui part. »
En français, s’il vous plaît
On a déjà vu de belles choses sur le terrain, et on en entend aussi. Ce n’est pas une surprise pour vous, mais c’est complètement en français que communiquent les joueurs du Supra sur le terrain. Impossible pour la plupart des adversaires de connaître les intentions de ces francophones.
« C’est une façon de surprendre un peu l’adversaire. C’est sûr qu’en PLC, on va entendre le FC Supra en français cette année », a assuré Placentino comme un clin d’œil.
De ce groupe de jeunes espoirs québécois, le président a ressorti deux noms.
« Matisse Chrétien, l’arrière-centre, et Omar [Elkalkouli], au milieu, m’ont beaucoup impressionné. Ce sont deux joueurs qui proviennent du milieu amateur et qui m’ont particulièrement intéressé durant ce voyage. »
S’ils poursuivent dans la même veine, Chrétien, un produit de la NCAA, et Elkalkouli, un joueur du CS Mont-Royal Outremont, augmentent leurs chances de décrocher un contrat.
Mars, le grand chantier
Placentino s’attend à annoncer les premières coupures au camp dans les prochains jours. Il y a actuellement 35 joueurs au sein de l’effectif, dont une douzaine à l’essai. En tout et partout, il faudra passer à 29 athlètes d’ici avril.
« On va maintenant entrer dans le deuxième volet de notre présaison avec nos joueurs sous contrat et l’effectif à presque 100 %. On va jouer au moins trois ou quatre matchs en mars », a-t-il annoncé.
« Le mois de mars va servir à travailler avec l’équipe sur les situations tactiques, les coups de pied arrêtés. Il faudra travailler avec le noyau pour être prêt pour le premier match », a précisé Placentino.
Ce devrait aussi être en mars que le Supra dévoilera l’identité de son premier capitaine.
Un brin de nostalgie
Pour les amateurs de longue date de ballon rond, le Cosmos devrait vous dire quelque chose. Ce club de la défunte NASL a attiré d’immenses joueurs comme Pelé et Franz Beckenbauer durant les années 1970, avant de disparaître en 1985.
Les droits d’image de l’équipe ont été acquis par le groupe finançant la nouvelle franchise de la USL League One basée au New Jersey. Comme le Supra, ce club empreint de nostalgie effectuera son grand retour en 2026.
Il était donc tout à fait naturel qu’un rapprochement entre les deux organisations se fasse.
« C’était une très belle expérience et on a eu de bonnes discussions avec le personnel du Cosmos. On a en tête cette idée d’organiser un match spécial [avec eux] », a laissé savoir Placentino.
À suivre !
