Face-à-face des espoirs: pas de panique malgré les défaites
La cuvée actuelle des espoirs enthousiasme Pascal Vincent

Dave Lévesque
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Vous êtes inquiets parce que les jeunes espoirs du Canadien ont perdu leurs deux matchs lors du Face-à-face des espoirs? Vous ne devriez pas.
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«Je ne pense pas qu’au mois de mars on va parler des deux matchs des recrues au mois de septembre», a soutenu Pascal Vincent avec un sourire.
L’objectif de ces matchs est d’abord de permettre à certains joueurs de prendre leurs aises tout en évaluant le groupe de recrues.
«L’an passé, on avait permis à Lane Hutson de se familiariser. C’est ça l’objectif, de briser la glace avec certains joueurs, de donner une opportunité à d’autres de jouer au Centre Bell pour qu’on puisse évaluer le groupe, a expliqué Vincent. Le résultat collectif n’est pas nécessairement l’objectif, j’ai roulé quatre lignes. Le but de ce week-end, c’est de donner une chance à nos joueurs de se faire voir.»
Bonne cuvée
N’allez donc pas croire que ces défaites contre les espoirs des Jets et des Maple Leafs représentent l’échec du recrutement des dernières années par le Canadien. C’est même plutôt le contraire, selon Pascal Vincent, qui a souligné le travail fait par le directeur du recrutement amateur, Martin Lapointe, et son adjoint, Nick Bobrov.
«Ils ont fait un travail phénoménal. La qualité des joueurs, la qualité des individus, c'est diversifié comme choix. Il y a des joueurs un peu plus physiques, plus offensifs, plus défensifs. Il y a des joueurs qui peuvent amener des rôles différents. C’est vraiment excitant pour les coachs.»
Cependant, ces jeunes joueurs vont, pour la très grande majorité, devoir prendre leur mal en patience avant de se tailler un poste à Montréal puisqu’il y a très peu de places à prendre.
Selon Francis Bouillon, qui est entraîneur de développement chez le Canadien, ils doivent saisir chaque occasion qu’ils ont de laisser une bonne impression.
«Si tu fais ouvrir les yeux à des hauts dirigeants, ils peuvent penser que tu mérites ta place. Quand c’est engorgé, ils ne sont pas fous non plus, les gars, ils voient qui est en avant d’eux. Quand tu es un joueur de hockey fier, tu contrôles ce que tu peux contrôler, puis le reste va venir.»
Grosse année pour Fowler
Par ailleurs, le gardien Jacob Fowler va en avoir plein les bottines chez le Rocket cette saison.
Arrivé en toute fin de saison à Laval, il a partagé le filet avec Cayden Primeau pendant les séries le printemps dernier, mais le filet sera à lui cet automne.
«On essaie de jouer un style très efficace défensivement, on veut que nos gardiens de but voient la rondelle le plus souvent possible, a résumé Pascal Vincent. Je veux voir son éthique de travail durant les entraînements, je veux que ça soit constant parce qu’il n’a jamais vécu une saison comme il va vivre cette année, avec le nombre de matchs et le voyagement. On va également l’aider à gérer son énergie.»