F1: une trentaine de marmottes et d’animaux sauvages capturés et déplacés avant le Grand Prix du Canada
La Société du parc Jean-Drapeau doit gérer la faune pour la course de F1 et les usagers du parc


François-David Rouleau
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Dans une grande opération de gestion de la faune déployée sur l’île Notre-Dame, qui a commencé plus tôt ce printemps en raison de la date devancée du Grand Prix, près de 30 animaux sauvages ont été capturés et déplacés. L’opération préventive permet d’améliorer la sécurité autour du circuit Gilles-Villeneuve (CGV) pour la Formule 1.
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Lewis Hamilton pourra piloter sa Ferrari, le cœur plus léger, ce week-end. Il faut rappeler que l’an dernier, le Britannique, septuple champion du monde, était sorti de son cockpit « dévasté » après avoir appris qu’il avait heurté une marmotte durant la course. Ayant eu lieu au centre de la piste dans la ligne droite menant à l’épingle, l’impact à plus de 275 km/h avait endommagé le plancher de sa Ferrari.
Ce n’est pas d’aujourd’hui que les « siffleux » retiennent l’attention autour du CGV. Gambadant le long des murets, traversant la piste ou sortant d’un trou, leur binette est chaque année retransmise sur les réseaux à travers le monde. Si bien que la mascotte du Grand Prix du Canada, Vroum, est une marmotte géante.


En 2024, le vainqueur du Grand Prix, Max Verstappen, croyait même avoir vu un castor près de la ligne de départ... Il aura fallu lui expliquer les différences entre les deux animaux en conférence de presse !
Plus nombreuses
La gestion de la faune sur l’île Notre-Dame est une affaire annuelle et une opération préventive qui prend de l’amplitude chaque année, a expliqué la direction de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD). Alors que le week-end de courses a été déplacé quasi un mois plus tôt, avant la mise à bas des animaux, l’opération a démarré le 9 avril et s’est terminée vendredi dernier. Les spécialistes ont capturé environ 20 marmottes et 10 ratons laveurs. Dans une fenêtre d’ordinaire échelonnée jusqu’à juin, ils en trappent une cinquantaine.
C’est l’entreprise Terminix qui s’occupe de la gestion de la faune au parc, en vertu d’un contrat annuel de près de 15 000 $. Les spécialistes ont installé des cages munies de systèmes de géolocalisation avec de la nourriture et de l’eau pour les capturer et les déplacer sur l’île Sainte-Hélène.

« On les déménage pour le Grand Prix, mais aussi pour tous nos grands événements de l’été, ont expliqué la directrice générale de la SPJD, Véronique Doucet, et son directeur adjoint, Martin Savard, en insistant sur le fait qu’il n’y a aucune maltraitance des animaux dans les manœuvres.
« On les aime. Les marmottes et autres animaux sauvages font partie de notre environnement. Mais on doit les déplacer pour s’assurer d’une cohabitation sécuritaire et plus intelligente. »
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De grands buffets
Bien que les spécialistes en aient déplacé une trentaine ce printemps, la SPJD ne peut confirmer la population animale dans le parc. Elles sont très nombreuses, notamment « en raison de la faible présence de leurs prédateurs naturels ».
Il y a une plus grande concentration dans les endroits où la végétation est plus luxuriante. Évidemment, le « buffet » des mosaïcultures, au centre de l’île Notre-Dame, est attrayant pour les petits rongeurs, tout comme les Jardins des Floralies aussi situés à l’intérieur du circuit Gilles-Villeneuve.

« L’opération est plus grande qu’elle l’a déjà été. On parle beaucoup des marmottes, mais elle inclut d’autres animaux, a expliqué M. Savard. On s’est récemment retrouvé avec un troupeau de dindons sauvages. Même sans le GP, on aurait de la gestion à faire. »
Fait cocasse raconté par les dirigeants, les marmottes retournent graduellement, par les ponts, dans leur habitat naturel de l’île Notre-Dame au cours de l’été. L’opération de capture est ainsi à refaire l’année suivante. La nouvelle stratégie avec les cages géolocalisées permet de mieux documenter les zones d’intervention.
La SPJD n’exclut pas la possibilité de réaliser une autre phase de capture après le GP, une fois la gestation terminée.