Et vlan dans les dents!

Jonathan Bernier
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Il y a parfois des répliques qui, bien que lancées de façon anodine et sans arrière-pensée, viennent vous hanter.
« Ils sont dangereux même s’ils n’ont pas de gardien », a déclaré Martin St-Louis après l’entraînement matinal de son équipe, mardi matin.
L’entraîneur-chef du Canadien faisait alors référence à l’absence d’Andrei Vasilevskiy, absent depuis le début de la saison en raison d’une opération subie au mois de septembre.
Il n’y avait aucune malice dans les propos de St-Louis. D’ailleurs, on ne peut pas dire qu’il avait tort sur le fond. Nikita Kucherov, Steven Stamkos, Brayden Point et Victor Hedman sont encore de fichus bons joueurs de hockey.
Sauf que le hasard a voulu que Matt Tomkins profite de sa visite au Centre Bell pour savourer la première victoire de sa carrière dans la LNH.
Le CH Incapable d’y arriver
Le gardien substitut du Lightning a repoussé 22 tirs pour aider ses coéquipiers à triompher par la marque de 5 à 3.
D’ailleurs, si le Tricolore espère passer au niveau suivant dans sa progression, il devra être en mesure de battre les hommes masqués dont le travail consiste à alléger la tâche au gardien partant.
Pour un troisième match de suite, le Canadien a été incapable d’y arriver. D’ailleurs, chaque fois, son rival disputait un deuxième match en autant de soirs et une troisième rencontre en quatre soirs.
Comme les Nordiques de 1986
Chez le Canadien, la soirée de Jake Allen fut complètement à l’opposé de celle de Tomkins. Il a été chassé de la rencontre après avoir accordé quatre buts sur neuf lancers. Sa soirée de travail s’est terminée après 13 min 50s de jeu.
« On est cinq devant lui et on l’a laissé tomber », a insisté Kaiden Guhle
Apparemment, les hommes de Jon Cooper n’ont pas été trop impressionnés par le fait qu’Allen ait pris quelques photos avec la coupe Molson tout juste avant la rencontre.
La façon dont il a été liquidé par la suite n’était pas sans rappeler, pour les plus vieux, celle dont les Nordiques s’étaient fait montrer la porte de sortie dès le premier tour au printemps de 1986.
Ceux-ci avaient hissé la bannière de champion de la division Adams avant le premier match des séries. Les Whalers d’Hartford avaient répondu en les balayant en trois matchs. Pas en quatre ! En trois !
Mardi soir, c’est Samuel Montembeault, venu en relève à Allen et pratiquement parfait sur 17 lancers, qui a rendu l’affrontement intéressant jusqu’à la fin.
Matheson et Harris
Pour cette visite floridienne, Mike Matheson, qui en arrache depuis qu’il a subi une légère blessure contre les Jets, il y a une semaine et demie, avait un nouveau partenaire de jeu en Jordan Harris.
L’expérience fut loin d’être concluante. Le duo se trouvait sur la patinoire pour les quatre premiers buts du Lightning (l’un d’entre eux en infériorité numérique).
Pour Matheson, qui a été un témoin privilégié de quatre des six buts des Blues, samedi, ce n’était pas un pas dans la bonne direction.
« Mike serait le premier dire qu’il ne joue pas à la hauteur de ses standards, a mentionné St-Louis. Chaque joueur qui obtient autant de temps de glace que lui passe à travers des moments comme ceux-là au cours d’une saison. »
Au-delà des buts accordés en leur présence, Matheson et Harris ont été à l’origine de revirements ou de décisions audacieuses qui auraient pu permettre aux Floridiens de creuser leur avance.