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Essais olympiques de natation: Mary-Sophie Harvey obtient son billet pour Paris dans une épreuve individuelle

Photo fournie par NATATION CANADA, IAN MACNICOL
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-05-14T01:10:55Z

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En lever de rideau des Essais olympiques de natation qui se déroulent au Centre sportif panaméricain de Toronto, lundi soir, les deux meilleures nageuses québécoises ont vécu des scénarios complètement opposés.

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D’une part, Mary-Sophie Harvey a réalisé un rêve qui lui tenait beaucoup à cœur en se qualifiant pour la première épreuve individuelle olympique de sa carrière. Elle a fini au deuxième rang du 100m papillon, tout en réussissant le standard qui lui ouvre les portes de la Ville Lumière.

Photo fournie par NATATION CANADA, IAN MACNICOL
Photo fournie par NATATION CANADA, IAN MACNICOL

«Mon objectif depuis trois ans est de me qualifier pour une épreuve individuelle, a-t-elle raconté. Je savais que ça serait difficile, mais mes efforts ont porté fruit. Je suis vraiment fière de moi.»

«Parce que le papillon est une épreuve bonus que je ne pratique pas, je suis pas mal excitée pour la suite avec le 200m libre ainsi que le 200m et le 400m QNI, des épreuves où j’ai connu du succès et que je pratique sans arrêt. Le travail n’est pas fini.»

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D’autre part, Katerine Savard a terminé au cinquième rang de la même épreuve alors qu’elle tente d’écrire une page d’histoire de la natation canadienne féminine en se qualifiant pour ses quatrièmes Jeux. La nageuse aura l’occasion de se reprendre dès mardi alors que le 200m libre sera à l’affiche. Le relais 4x100m libre demeure aussi une option.

Scénario différent de celui de 2016

Savard a-t-elle l’impression de revivre le scénario de 2016, où elle n’avait pas été en mesure de se qualifier pour le 100m papillon avant de rebondir 48 heures plus tard pour obtenir sa place au 200m libre? «C’est différent de 2016, a mentionné Savard. J’avais mis tous mes œufs dans le même panier et ce fut un choc quand je ne me suis pas qualifiée. Je dois néanmoins me revirer de bord en quelques heures.»

«Cette année, je ne savais pas où je me situais avec les changements des derniers mois; il n’y avait rien de certain; et j’avais envisagé la possibilité de ne pas réussir à me qualifier au 100m papillon, de poursuivre Savard. J’avais pensé à ce scénario, mais ça n’enlève pas la déception et les émotions. Je rêvais de prendre part à mes quatrièmes Jeux au 100m papillon. Ça me tenait à cœur et c’est pourquoi je suis encore là après 15 ans.»

Savard ne remet aucunement en question sa décision de revenir s’entraîner à Québec en compagnie de Marc-André Pelletier au retour du mondial en février. «Mon état d’esprit est beaucoup plus sain qu’il y a quelques mois, a-t-elle confié. Pour mon futur, ma tête sera beaucoup plus importante que mon corps. Peu importe le résultat, je ne regrette pas mon choix d’être revenue à Québec. J’ai porté la natation québécoise sur mes épaules pendant 15 ans et je ne peux qu’être fière de mon parcours.»

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Vague d’amour

Appréciée de ses paires, Savard a eu droit à un coup de chapeau de la gagnante Maggie Mac Neil, qui lui a fait un gros câlin.

Photo fournie par NATATION CANADA, IAN MACNICOL
Photo fournie par NATATION CANADA, IAN MACNICOL

«J’ai de la peine pour Katerine que je regarde depuis que je suis toute jeune, a exprimé la médaillée d’or du 100m papillon à Tokyo. Elle est capable de rebondir comme elle l’a fait en 2016 après avoir raté sa qualification au 100m papillon.»

«Ça me fait un petit pincement au cœur pour Katerine, mais elle est capable de se virer sur un dix sous comme elle l’a montré plusieurs fois au cours de sa carrière, de renchérir Harvey. En 2016, elle s’était qualifiée au 200m libre après avoir vécu une déception au 100m papillon.»

«Mon premier amour»

Si elle a délaissé le papillon depuis plusieurs années, Harvey avait établi son premier record québécois dans son groupe d’âge en 2012 au 200m papillon à l'âge de 12 ans. «C’était mon premier amour, a indiqué celle qui s’est fait tatouer un papillon sur la main droite. J’avais nommé mon premier chien papillon Fly ["papillon" en français].»

Son chrono de 57 s 31 l’a comblée. «J’étais confiante de terminer en deuxième place, mais je craignais de rater le standard olympique de 57 s 92 de peu, a-t-elle souligné. Je ne pourrais pas demander mieux.»

À l’Omnium de Toronto, il y a trois semaines, la nageuse native de Trois-Rivières avait réussi un chrono de 58 s 05. Son chrono de 57 s 31 lui permet de se hisser au deuxième rang de l’histoire de la natation québécoise tout juste derrière Savard, qui détient le record de 57 s 27 depuis 2014.

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