Essais olympiques en Ontario: le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal maintiennent leur financement


Richard Boutin
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TORONTO | Le Québec n’a jamais été aussi présent pour un événement sportif disputé à Toronto.
Les Essais olympiques de natation devaient être présentés à Montréal, mais ils ont dû être déplacés dans la Ville Reine en raison d’un feu qui a nécessité la fermeture du Parc olympique pour une période de quatre à six mois. Le noyau du comité organisateur a suivi, tout comme le financement du gouvernement du Québec et une partie de celui de la Ville de Montréal.
«On pensait tout perdre des 400 000$ amassés, a affirmé le directeur général de la Fédération de natation du Québec (FNQ), Francis Ménard. C’est extraordinaire qu’il nous reste 130 000$. Le gouvernement du Québec a été généreux et sensible à notre désir de laisser un legs pour l’avenir.»

Les ministères du Tourisme et de l’Éducation ont contribué chacun 49 500$, alors que la Ville a versé 30 000$ de la subvention de 75 000$ prévue pour des dépenses déjà engagées. La contribution de 75 000$ de Tourisme Montréal a disparu en fumée compte tenu du fait qu’elle était basée sur un certain nombre de nuitées.
Un legs en héritage
«Le gouvernement du Québec a été sensible à notre désir de former nos officiels dans l’éventualité d’accueillir des événements importants dans le futur, a expliqué Ménard. Les officiels majeurs pour les Essais proviennent tous du Québec. Parmi les dépenses que nous avions engagées, on retrouve l’achat de chronomètres électroniques avec vidéo. La palette est au stade olympique. On pourra utiliser cet équipement partout au Québec dans le futur. La Ville nous avait déjà remboursé 30 000$ et elle n’a pas repris sa subvention.»
Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal sont bien visibles sur les bandes défilantes autour du bassin, alors que le gouvernement de l’Ontario et la Ville de Toronto brillent par leur absence.
Une aide aux clubs québécois
Contre toute attente, le comité organisateur sera en mesure de verser une aide variant entre 50 000$ et 75 000$ aux clubs québécois présents à Toronto cette semaine. Natation Canada a accepté de contribuer pour aider les clubs québécois.
«Nos clubs, notamment Pointe-Claire et CAMO qui comptent des délégations importantes, n’avaient pas prévu voyager puisque les Essais devaient se tenir à Montréal, a souligné Ménard. Il y a donc un impact important. On a confirmé la nouvelle il y a quelques jours et nous allons établir une formule qui sera équitable pour tout le monde en fonction du nombre de jours passés à Toronto.»
Un déficit important pour Natation Canada
Quoique l’événement ne fera pas ses frais, le comité organisateur, lui, pourra présenter un bilan équilibré. «On prévoyait séparer les surplus avec Natation Canada et nos revenus potentiels seront à la baisse, a souligné le DG de la FNQ, mais on ne voulait pas se retrouver dans le rouge, ce qui ne sera pas le cas. Quant à Natation Canada qui assume les risques reliés à l’événement, il y aura des pertes oscillant entre 250 000$ et 500 000$ qui seront épongées par les différents partenaires. Natation Canada était prêt à perdre toutes les subventions pour offrir le meilleur environnement aux athlètes.»
Comment se passe la cohabitation avec les bénévoles de Swimming Ontario? «Il y a de petites tensions parce qu’on dérange leurs habitudes, mais il n’y a rien de dramatique et c’est simplement humain. Ça arrive aussi entre Québec et Montréal.»