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Erik Bazinyan l’emporte avec panache et il est encore affamé

Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2024-01-26T04:23:28Z

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Attendant toujours l’occasion en or sur la scène internationale, Erik Bazinyan a gardé la forme avec une victoire percutante par knock-out contre Billi Facundo Godoy, jeudi soir, au Cabaret du Casino de Montréal. 

L’Argentin de 37 ans, un vétéran qui disputait un 49e combat en carrière, n’a jamais vraiment été dans le coup. Il a été envoyé au tapis en troisième round et ne s’est pas relevé avant la fin du compte de l’arbitre.

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Le Lavallois Bazinyan (32-0, 23 K.-O.), protégé d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), a bénéficié d’un très bel accueil de la foule, qui a scandé son nom pendant une bonne partie du combat. Porté par cette énergie, il a contrôlé le centre du ring et a encaissé peu de frappes dangereuses.

«Je ne sous-estime jamais mes adversaires, a assuré le favori local. Je savais qu’il n’était pas aussi bon que le dernier (Ronald Ellis). Mais au deuxième round, il m’a donné quelques droites. Il est un boxeur, il peut frapper. J’ai gardé mon focus, et on a vu ce qui s’est passé.»

Godoy (41-7, 20 K.-O.) n’est ainsi qu’un nom de plus sur la riche feuille de route de Bazinyan, qui fait partie du top cinq dans le WBA, du WBC, du WBO et de l’IBF. Toutes les catégories sont quelque peu prises en otage par Saul «Canelo» Alvarez, qui détient les quatre titres de champion du monde.

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«Je sais que je vais devenir champion du monde, que je vais me battre avec les meilleurs boxeurs, faire partie de l’élite, a dit Bazinyan avec confiance. Je sais qu’il y a des gars meilleurs que moi et je travaille fort dans le gym pour m’améliorer.»

Le promoteur d’EOTTM Camille Estephan voit d’ailleurs la situation avec Alvarez comme un tunnel, mais qu’une lueur semble poindre à l’horizon. Il prévoit de belles annonces pour les prochains mois pour son boxeur de 28 ans.

Mary Spencer reprend confiance

Après ses deux revers consécutifs en championnat du monde aux mains de Femke Hermans, Mary Spencer devait prendre un pas de recul pour rebâtir sa confiance. Un gain en un round contre l’Américaine Sonya Dreiling a mis un baume au cœur de l’Ontarienne.

Dominante dans les deux seules minutes du combat, Spencer a forcé le coin de son adversaire à abandonner avant le tintement de la cloche annonçant le début du deuxième round.

«J’ai fini le travail, mais plus rapidement que prévu, a-t-elle reconnu. J’aurais été heureuse de faire davantage de rounds, mais évidemment, si je peux l’emporter dès le premier ou le deuxième round, je vais le faire.»

Les défaites contre Hermans, en décembre 2022 et en octobre dernier, font toujours mal. On sentait tout de même le soulagement dans la voix de celle qui veut remonter sur le ring pour le prochain gala au Casino de Montréal, le 7 mars.

«Je voulais une belle performance. Ça faisait un an et demi que je n’avais pas gagné. Tu ne réalises pas à quel point ça affecte ta confiance. Tu te demandes pourquoi tu es nerveuse trois jours à l’avance», a raconté la boxeuse de 39 ans.

Ramirez fait le spectacle

Dans un combat demi-finale opposant deux styles totalement différents, Albert Ramirez (18-0, 15 K.-O.) est parvenu à vaincre par décision unanime le Montréalais d’origine ouzbek Artur Ziyatdinov (15-2, 12 K.-O.).

Les gants baissés la plupart du temps, Ramirez a énergisé la foule avec son explosivité. Avec sa désinvolture et son sourire qui ne l’a presque jamais quitté, il a surpris un boxeur qui a été plus patient. Ziyatdinov n’a toutefois jamais été en mesure d’imposer son jeu. Les juges ont statué en faveur du Vénézuélien en remettant des cartes de 100-90, 99-91 et 98-92.

Au bout de cette guerre de 10 rondes, Ramirez a mis la main sur la ceinture WBA International des poids mi-lourds. Le pugiliste de 31 ans, l’une des dernières recrues d’EOTTM, sera à surveiller.

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