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Remparts de Québec: «Éric Veilleux n’est pas le même entraîneur qui a dirigé à Shawinigan ou Baie-Comeau», assure Benoît Groulx

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2023-07-07T18:03:59Z

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Benoit Groulx a travaillé avec Éric Veilleux au cours des quatre dernières saisons avec le Crunch de Syracuse et il a été en mesure de voir, de l’intérieur, comment travaillait le nouvel entraîneur-chef des Remparts de Québec. À ses yeux, il ne fait aucun doute que les Diables rouges viennent d’embaucher un entraîneur au sommet de son art. 

• À lire aussi: Éric Veilleux remplacera Patrick Roy derrière le banc des Remparts

Groulx a embauché Veilleux au début de la saison 2019-2020 et il assure ne jamais avoir regretté sa décision.

«Éric Veilleux, c’est l’une des deux meilleures décisions que j’ai prises en sept ans à Syracuse. Tous les jours, je me félicitais de l’avoir fait», assure l’entraîneur-chef d’expérience, au bout du fil, précisant que l’autre meilleure décision aura été l’embauche de son autre adjoint, Gilles Bouchard.

Photo fournie par le Crunch de Syracuse
Photo fournie par le Crunch de Syracuse

Groulx et Veilleux se connaissent depuis longtemps, et ne se sont pas toujours appréciés. 

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On y reviendra. 

C’est vraiment au cours des quatre dernières années qu’ils ont appris à se connaître davantage et, pour Groulx, Veilleux n’a jamais été aussi bon dans ce qu’il fait qu’en date d’aujourd’hui.

«Je pense que les Remparts ont fait un très bon coup parce que le Éric Veilleux d’aujourd’hui, à 51 ans, n’est pas le même entraîneur qui a dirigé à Shawinigan ou à Baie-Comeau. Il arrive avec huit années d’expérience professionnelle derrière la cravate.»

Cette expérience, croit-il, lui permettra d’assurer la transition vers l’ère post-Patrick Roy.

«On ne remplace pas Patrick Roy. Pour arriver après lui, il faut une personne qui a un bagage et une confiance. Il faut qu’il ait du front tout le tour de la tête! Les gens vont comparer et il ne faut pas que son remplaçant se laisse déranger par ça. Je pense que Québec a engagé la bonne personne. Je pense que les Remparts vont avoir le meilleur d’Éric Veilleux.»

Des séries de 2008 intenses

Groulx et Veilleux sont devenus de bons amis au fil du temps, particulièrement grâce aux quatre dernières années à travailler ensemble, mais ce ne fut pas toujours l’harmonie entre les deux hommes.

«On était loin d’être des chums. En 2008, quand on a joué contre eux [les Cataractes de Shawinigan] en séries, je ne lui ai même pas serré la main à la fin», se remémore l’ancien pilote des Olympiques de Gatineau en riant.

Il a toutefois appris à le connaître davantage par la suite, puis, en 2018-2019, Veilleux a fait un retour dans la LHJMQ après quelques années dans la Ligue américaine de hockey (LAH) pour diriger les Mooseheads d’Halifax, pour qui évoluait le fils de Groulx, Benoit-Olivier.

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«Quand tu coach contre un autre entraîneur, tu apprends à le connaître d’une certaine façon, mais quand il dirige ton fils, tu as un regard différent.»

D'ennemis à amis

Ce nouveau regard lui fait réaliser que Veilleux serait un atout à Syracuse.

«Je savais que c’était un entraîneur exigeant, mais près de ses joueurs et qu’il cadrerait bien avec nous. Au fil du temps, on est devenus des chums.»

Des «chums» en dehors de la glace, et des collègues qui se vouent un respect mutuel et une confiance immense au travail.

«J’ai eu à m’absenter à quelques reprises pour des raisons personnelles cette année et c’est lui qui a dirigé l’équipe pendant mon absence. Chaque fois, je partais la tête en paix parce qu’Éric était un gars loyal, compétent et sur la coche. J’ai toujours su que c’était un entraîneur-chef dans l’âme», assure-t-il.

Photo fournie par le Crunch de Syracuse
Photo fournie par le Crunch de Syracuse

Groulx lui répétait souvent, d’ailleurs, qu’il devrait postuler pour retourner derrière un banc en tant que pilote en chef.

«J’ai toujours vu ce talent en lui. On avait du bon temps ensemble, mais je savais qu’un jour, ça allait le démanger et qu’il voudrait retourner en chef. Je suis content pour lui et pour les Remparts. Ils se dirigent vers une reconstruction et ils ont un gars solide et qui a l’expérience pour pouvoir relativiser les choses.»

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