Entre perfection et épuisement : la parentalité intensive gagne du terrain dans les familles québécoises
Équipe Salut Bonjour
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Vouloir le meilleur pour son enfant, c’est naturel. Mais jusqu’où peut-on aller avant que cela devienne contre-productif ?
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Revoyez la chronique complète dans la vidéo en tête de l’article !
À une époque où les conseils parentaux abondent sur les réseaux sociaux et où la pression de « bien faire » est omniprésente, de plus en plus de parents tombent dans le piège de la parentalité intensive. De passage à Salut Bonjour, Tatiana Polevoy a décortiqué cette tendance qui touche de nombreuses familles... parfois sans qu’elles s’en rendent compte.
Qu’est-ce que la parentalité intensive ?
La parentalité intensive se caractérise par une volonté constante d’optimiser le développement de son enfant. Le parent cherche à être le plus informé possible, multiplie les lectures, les recherches et les stratégies éducatives afin d’offrir le meilleur à sa famille.
Cette approche part généralement d’une excellente intention, mais elle peut rapidement devenir exigeante. L’enfant bénéficie alors d’une attention constante, d’un horaire bien rempli et d’un encadrement très serré, au point où toute la dynamique familiale finit par tourner autour de lui.
Les signes qui ne trompent pas
Dans la vie quotidienne, la parentalité intensive peut prendre plusieurs formes.
Certains parents inscrivent leurs enfants à de nombreuses activités et accordent une grande importance à leurs performances scolaires. D’autres interviennent rapidement pour régler leurs problèmes ou éviter qu’ils vivent les conséquences naturelles de leurs erreurs.
Cette tendance se manifeste aussi dans la sphère sociale, avec des horaires surchargés, peu de temps libre et une difficulté à laisser les enfants s’ennuyer. Pourtant, ces moments sont essentiels à leur développement.
Les réseaux sociaux amplifient la pression
Selon Tatiana Polevoy, les réseaux sociaux jouent un rôle important dans l’essor de cette tendance. Les parents y sont constamment exposés à des modèles familiaux idéalisés qui semblent toujours réussir à tout faire parfaitement.
À cela s’ajoute le désir d’être perçu comme un « bon parent » par son entourage, créant une pression supplémentaire qui peut devenir difficile à supporter.
Des conséquences pour toute la famille
Cette quête de perfection n’est pas sans impact.
Les parents peuvent s’épuiser à vouloir tout contrôler et tout optimiser. D’ailleurs, une enquête québécoise sur la parentalité révélait que près d’un parent sur deux affirme se mettre souvent ou très souvent de la pression.
Les enfants ne sont pas épargnés. Un horaire trop chargé, une pression de performance constante et un manque d’autonomie peuvent nuire à leur confiance en eux et favoriser l’anxiété.