Tous les résultats
Publicité

Discrimination raciale: encore beaucoup de travail à faire au Canada

Agence QMI

2021-03-21T18:05:32Z

Partager

La pandémie de COVID-19 a particulièrement exacerbé la propagation de la haine et de la violence envers certaines communautés ces dernières semaines, une situation qui souligne le progrès qu’il y a encore à faire au Canada pour la lutte contre le racisme.

• À lire aussi: «La relance économique doit rimer avec lutte à la discrimination» — Andrés Fontecilla

• À lire aussi: Réseaux sociaux en pandémie: vague d’insultes et de haine

• À lire aussi: «Le Québec est raciste» selon un professeur de l'Université d'Ottawa

C'est à tout le moins ce qu'ont conclu plusieurs dirigeants canadiens à l'occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, dimanche.

«Nous réitérons notre engagement à mettre fin au racisme et à la discrimination raciale sous toutes leurs formes. Nous réfléchissons également au travail qu’il nous reste à faire pour bâtir un pays plus juste et plus équitable», a déclaré par communiqué le premier ministre Justin Trudeau.

«En cette Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, mais aussi tous les jours, on doit continuer notre lutte pour éliminer le racisme sous toutes ses formes. On a tous un devoir d’agir», a également écrit le premier ministre du Québec, François Legault, sur son compte Twitter.

Publicité

La crise sanitaire actuelle a mis en lumière plusieurs inégalités sociales existantes en ce qui concerne les minorités, aussi bien pour ce qui est du risque plus élevé d’infections au virus que pour la montée de la haine et de la discrimination, envers la communauté asiatique notamment.

«Cette crise nous rappelle durement que le racisme et la discrimination systémique perturbent la vie des gens, nuisent à leur santé et à leur bien-être, et sont les principaux moteurs de l’inégalité. Cette situation est inacceptable et doit cesser», a ajouté M. Trudeau.

Les groupes racialisés représentent près de 20 % de la population canadienne et «sont trois fois plus susceptibles d’avoir été victimes de racisme en ligne que leurs homologues non racialisés», avait indiqué la Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) dans une étude révélée le 25 janvier dernier.

«Tout en luttant contre toutes les formes de racisme et de discrimination, nous devons reconnaître qu'il y a des iniquités dans nos institutions et que le quotidien des personnes varie grandement», a mentionné la ministre fédérale de la Diversité et de l’Inclusion de la Jeunesse, Bardish Chagger.

Si de nombreux crimes haineux sont rapportés aux États-Unis, le Canada n’est pas à l’abri de ces événements. En 2019, les corps policiers du pays avaient noté une hausse des crimes haineux de 7 % d'un océan à l'autre, selon les plus récentes données de Statistique Canada.

La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année pour commémorer ce jour de 1960 où la police avait tué 69 personnes qui manifestaient pacifiquement à Sharpeville, en Afrique du Sud, contre les lois de l’apartheid.

Plusieurs manifestations se sont tenues pour l'occasion au Canada au cours de la fin de semaine, incluant à Montréal et Québec dimanche.

Publicité
Publicité

Sur le même sujet