Offre d’emploi raciste: la direction du CISSS des Laurentides croyait à un canular
TVA Nouvelles
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Le CISSS des Laurentides a tenté à une dizaine de reprises de recruter une préposée aux bénéficiaires externe qui devait être une Blanche pour travailler en zone verte avec un patient présentant des troubles cognitifs, une faute grave qui pourrait valoir un congédiement à la personne responsable.
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En entrevue à 100% Nouvelles, la PDG du CISSS des Laurentides admet avoir été abasourdie quand le journaliste de La Presse qui l’a contactée lui a révélé le contenu de cette offre envoyée à plusieurs reprises à l’automne dernier. Offre qui ne restera pas sans conséquence a assuré Rosemonde Landry, PDG du CISSS des Laurentides en entrevue sur LCN.
«C’est une situation complètement inacceptable, même qu’on a cru au début que c’était un canular!» Ni elle, ni le directeur des ressources humaines n’étaient au courant.
«On a 16 000 employés! C’est gros! On n’a pas le contrôle sur tous les courriels envoyés sur 16 000 employés c’est certain. Non on était pas au courant.»
Une enquête «sérieuse» a été demandée afin de comprendre comment une telle offre discriminatoire a pu être écrite et transmise aux agences.
«À première vue, c’était pour un patient avec des problèmes cognitifs et qui se désorganisait quand il y avait présence d’une personne de couleur qui en prenait soin. Malgré ça, ce n’est pas une option qui aurait dû être choisie, on n’est pas d’accord avec cette orientation qui a été prise», assure Mme Landry.
La PDG soutient que le rôle de l’organisation est d’assurer la sécurité du personnel et de répondre aux besoins cliniques des patients.
«Dans ce cas-ci, si le monsieur se désorganisait au point de frapper la préposée, bien on ne veut pas la mettre dans ces conditions-là. Par contre, la solution n’était pas de demander par exemple des préposées femmes blanches seulement. On est outrés, ça va à l’encontre de nos valeurs d’organisation, à l’encontre de notre politique de recrutement, de notre code d’éthique. Suite à l’enquête, il y aura des sanctions qui seront prises. Ça pourrait aller jusqu’à des congédiements», a-t-elle fait savoir.
Rosemonde Landry assure travailler en prévention contre le racisme. Après la mort de Joyce Echaquan à l’Hôpital de Joliette, notamment, elle avait émis une communication aux employés dans laquelle elle indiquait que tout geste de racisme ne serait pas toléré, a-t-elle conclut.