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En couple avec un Québécois: l’amoureux résilient qui aide Leylah Fernandez à traverser une dure passe

Capture d'écran tirée du compte Instagram @leylahfernandez
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2026-04-06T04:00:00Z

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À travers le rude passage à vide qu’elle traverse actuellement dans sa carrière, Leylah Fernandez a trouvé un appui de taille, une personne à laquelle elle peut demander conseil et qui, reconnaît-elle, a vécu pire. « Ç’a vraiment mis les choses en perspective, dans ma tête », explique la Québécoise.

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Cette personne, c’est le Québécois Vincent Boily, son petit copain rencontré en août dernier. Comme elle, Boily est un athlète de haut niveau. Il a participé aux Jeux, à Milan, et il a remporté une médaille d’argent avec l’équipe canadienne de parahockey.

Le jeune homme est un battant et quand elle en parle, Leylah a un sourire dans la voix. En 2017, un accident de motoneige a laissé le hockeyeur paralysé pendant cinq mois. Il avait alors 16 ans et il devait terminer la saison avec l’Océanic de Rimouski. 

COURTOISIE Vincent Boily
COURTOISIE Vincent Boily

Mais plutôt que de toucher à son rêve, il s’est ensuivi une réadaptation de deux ans. Désormais aux prises avec une paraplégie partielle qui touche ses jambes, Boily, 25 ans et originaire d’Alma, a tout de même trouvé le moyen de grimper le Kilimandjaro, il y a deux ans.

Capture d'écran tirée du compte Instagram @leylahannietennis
Capture d'écran tirée du compte Instagram @leylahannietennis
Un baume sur un dur départ

Et si l’accident qui lui a cassé la colonne vertébrale l’a privé de ses espoirs de poursuivre le hockey « traditionnel », il est devenu champion de parahockey. Une nouvelle passion qui l’a mené jusqu’aux Jeux.

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Bref, l’amoureux de Leylah est un rayon de soleil qui illumine le difficile début d’année qu’elle connaît sur les courts.

« L », « L », « L », « W », « L », « L », « W », « L », « L », « W » et « L »: ce n’est pas un nouveau code binaire, c’est ce qui était indiqué dans la fiche de l’ancienne 13e joueuse au monde sur le site de la WTA, finaliste de l’US Open en 2021, avant qu’elle n’amorce le tournoi de Charleston, en début de semaine.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Trois victoires ou « win », contre huit défaites (« lost ») , à des années-lumière d’une fin de saison pourtant encourageante, en 2025, pour celle qui demeure 24e au monde en dépit de ces trois mois d’insuccès.

Leylah n’ira pas jusqu’à dire qu’elle ne l’avait pas vu venir, ce début d’année ardu. La courte pause hivernale ne lui a pas souri. Embêtée par des pépins physiques, elle n’a pas pu travailler autant que souhaité sur son jeu.

Changement de discours

Après, en janvier, les matchs se sont vite enchaînés, contre de bonnes joueuses. « Ç’a quand même fait un peu mal à la confiance », soulève au Journal la Lavalloise d’origine depuis Charleston, où elle a renoué avec la terre battue, cette semaine.

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« On s’est dit qu’on allait prendre ça un mois à la fois, avec mon équipe, poursuit Leylah. Dès lors, on était conscient que les résultats n’arriveraient pas tout de suite. »

Souvent très critique après une défaite, la Québécoise de 23 ans se montre patiente, cette fois. Et encouragée, même, par ses deux derniers revers, dont celui de 6-2 et 6-2 à Miami contre l’Américaine Jessica Pegula, cinquième mondiale, qui, elle, a « beaucoup de confiance ».

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

« La bonne nouvelle, souligne Fernandez, c’est que j’ai encore 75 % de l’année pour m’améliorer ! »

Mais ça n’a pas toujours été aussi simple dans sa tête, au fur et à mesure que les défaites s’accumulaient. « La vérité, c’est que je n’étais pas très, très positive en début d’année. Je ne le suis pas toujours non plus. Voir que des “L” à côté de son nom, ça ne fait pas du bien. Moi, je veux gagner. »

« Mon équipe m’encourage à voir le verre à moitié plein, poursuit la Québécoise. Pour l’instant, ça me donne de l’énergie. »

L’amour change-t-il sa perspective du sport, en l’aidant à relativiser ? « Oui, un peu, reconnaît-elle. En apprenant à connaître Vincent et son histoire, ça m’aide à ne pas toujours voir le négatif, à ne pas prendre la défaite très, très mal, car il y a toujours pire. »

« Une coïncidence »

Et ce jeune homme, qu’elle décrit comme « très drôle et très gentil », faisait-il partie des prétendants qui ont répondu à son appel à tous pour un rendez-vous galant, l’été dernier, dans le cadre de l’Omnium Banque Nationale de Montréal ?

« C’est un peu une coïncidence. Lui dit qu’il n’a pas vu ma vidéo quand il m’a envoyé un message », rigole-t-elle.

« On est allés déjeuner ensemble à Montréal, et après, on a essayé de trouver le moyen de passer le plus de temps ensemble, entre les voyages. C’est du sérieux, en ce moment ! »

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