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Échange de Ben Chiarot: Kent Hughes a obtenu son prix

Le DG du CH s’est comporté en fin négociateur dans l’échange impliquant Ben Chiarot

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2022-03-17T14:02:00Z
2022-03-18T00:44:14Z

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On n’occupe pas un poste influent d’agent de joueurs pendant une vingtaine d’années sans détenir des qualités de fins négociateurs. Ce sont celles-ci que Kent Hughes a mises en pratique dans le processus qui a mené à la transaction de Ben Chiarot, mercredi soir.

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Le prix exigé pour le défenseur de 30 ans était clair : un choix de premier tour en 2023. 

« On a déjà trois choix parmi les 35 premiers pour cette année. En tout, on en a déjà 13, alors obtenir un premier choix en 2023, ça faisait partie des discussions », a expliqué le directeur général du Canadien.

Ce dernier a également précisé que le choix des Panthers n’était pas protégé. Ce qui signifie que, dans le cas peu probable, mais tout de même possible, où les Panthers s’écroulent et finissent dans les bas-fonds du circuit l’an prochain, le Canadien pourrait obtenir un rang de sélection très élevé.

Le directeur général du Canadien, Kent Hughes a commenté la transaction envoyant Ben Chiarot aux Panthers de la Floride, jeudi à Brossard.
Le directeur général du Canadien, Kent Hughes a commenté la transaction envoyant Ben Chiarot aux Panthers de la Floride, jeudi à Brossard. Photo Agence QMI, Joël Lemay

Malgré les exigences du Canadien, Hughes soutient que quelques équipes se sont montrées intéressées.

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« Il n’y a pas une équipe qui a refusé notre demande pour le choix de 2023. Mais tu ne sais jamais si une équipe est vraiment sérieuse tant que l’offre n’est pas formelle », a raconté Hughes.

Oui, le Canadien s’est arrangé pour que la valeur de Chiarot soit à la hausse en l’utilisant à toutes les sauces, en lui donnant du temps en supériorité numérique et en l’employant à droite même s’il est gaucher. N’empêche qu’il deviendra joueur autonome sans restriction à la fin de la présente saison. Ce ne sont pas toutes les équipes qui sont prêtes à sacrifier un pareil choix pour un joueur de location. D’autant plus que les Panthers avaient déjà échangé leur choix de premier et de deuxième tour du prochain repêchage.

C’est là qu’un fin négociateur comme Hughes parvient à sortir un argument convaincant.

« Quand on parle à une équipe dans l’Est, on lui dit que si elle ne bouge pas, une autre va le faire. Je pense que ça a une influence. Si je suis à leur place et que je pense que Ben Chiarot est le meilleur défenseur disponible, c’est certain que je me dis que si ce n’est pas moi qui l’ai, et qu’une autre équipe de notre association va le chercher, ça m’enlève des chances de gagner la coupe Stanley », a analysé Hughes.

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Smilanic, dans le moule St-Louis

L’échange conclu avec Bill Zito inclut également un choix de 4e tour en 2022 et Ty Smilanic, un espoir de 20 ans qui termine sa deuxième saison dans la NCAA, à l’Université Quinnipiac.

« Je connais Smilanic. Il a joué au sein du programme national de développement américain une année avant mon fils. Je l’ai vu jouer plusieurs fois. Mon fils a joué contre Quinnipiac quelques fois cette année, alors j’ai pu assister aux matchs », a expliqué Hughes. 

Évidemment, le jeune américain ne viendra pas aider le Canadien immédiatement, mais qui sait ce qu’il pourrait amener à cette concession dans quelques années ?

« C’est clair qu’avec Martin, on veut jouer un style de jeu plus rapide et plus intelligent. Alors, on veut amener des joueurs qui répondent à ces critères. Smilanic est un joueur qui patine et qui peut marquer des buts », a décrit Hughes.

Chiarot reconnaissant

De passage au Complexe sportif de Brossard pour saluer une dernière fois ses anciens coéquipiers, Chiarot a fait un détour par la salle de presse, accompagné d’Emmerson, sa fille de trois ans.

Comme il l’avait déclaré la veille au Journal, le défenseur a assuré qu’il gardera de bons souvenirs de ses trois années passées avec le Canadien.

« Ce passage à Montréal m’a permis d’atteindre un autre niveau tant sur la glace qu’en dehors de la patinoire. Luke Richardson a joué un rôle colossal dans mon développement. Il m’a donné la chance de devenir le joueur que je suis présentement », a déclaré Chiarot, visiblement reconnaissant.

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« Tout ce à quoi je m’attendais à propos de l’engouement du hockey à Montréal s’est avéré. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs occasions, il n’y a rien dans la LNH qui équivaut à jouer au Centre Bell un samedi soir. »

Déjà de retour

Chiarot ne mettra pas de temps à renouer avec les partisans qui l’ont fait tant vibrer. Pas plus tard que jeudi, la formation floridienne sera de passage à Montréal.

Et puisque les Panthers terminent, vendredi soir à Anaheim, un périple de quatre rencontres sur la côte ouest américaine et qu’ils seront inactifs lors des cinq jours suivants, Chiarot pourrait disputer son tout premier match dans l’uniforme des Panthers... au Centre Bell.

« Chaque fois que tu changes d’uniforme, c’est étrange. Considérant ce fait, jouer ce premier match dans un environnement que je connais et dans lequel je suis à l’aise rendra peut-être mon adaptation plus facile. »

Chiarot affrontera le Canadien de nouveau, cinq jours plus tard, à Sunrise.

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