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Dubreuil et Maltais à la chasse au record

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2022-12-09T04:39:33Z

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CALGARY - Laurent Dubreuil et Valérie Maltais ont un objectif en commun à l’aube du coup d’envoi de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Calgary.

Les deux médaillés olympiques souhaitent établir un nouveau record mondial, Dubreuil sur 500 m et Maltais à la poursuite par équipe.

Il y a un an au même endroit, Dubreuil avait signé le meilleur chrono de sa carrière en franchissant la ligne d’arrivée en 33,77 s, réussissant à passer sous la barre mythique des 34 s pour la première fois et établissant du même coup un record de piste et canadien.

Établi le 9 mars 2019 à Salt Lake City sur la glace la plus rapide au monde, le record mondial de 33,61 s appartient au Russe Pavel Kulizhnikov. Le chrono de Dubreuil est le troisième meilleur de l’histoire. Salt Lake City et Calgary sont situés en altitude.

«La glace va être belle»

«C’est encore mon objectif, j’ai les jambes pour le faire et je suis à un bon endroit tant sur plan physique que mental, mais ça ne dépend pas seulement de moi, a expliqué Dubreuil. Ça prend des conditions idéales. La glace va être belle, mais plus la pression atmosphérique est basse plus la glace est rapide. La glace de Calgary est rapide, mais celle de Salt Lake City l’est encore plus. Neuf des dix records du monde ont été réussis à Salt Lake et le 10 000 m masculin aux Jeux de Pékin.»

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Dubreuil se souvient très bien de la journée où il a vu Kulizhnikov pulvériser la marque mondiale.

«C’est la journée où la glace était la plus vite de ma vie. La glace était incroyablement vite. Le record du monde sur 500 m avait été battu trois fois pendant la journée. En 2019, je n’étais pas assez bon pour rivaliser avec les meilleurs et j’avais connu ma plus mauvaise saison.»

La victoire avant tout

Si le record est dans la mire de Dubreuil, son objectif numéro un est de gagner une deuxième médaille d’or consécutive en Coupe du monde.

«Le but est de gagner et de réussir la meilleure course possible tout en me croisant les doigts que les conditions parfaites soient réunies pour le record. Quand les conditions sont au rendez-vous, tu n’as pas besoin de réussir ta meilleure course en carrière. Une excellente course suffit.»

Le médaillé d’argent sur 1000 m des Jeux olympiques de Pékin croit en ses chances de battre son record personnel de 33,77 s. «C’est plus réaliste que le record du monde, a-t-il reconnu. Les conditions étaient super rapides l’an dernier. Je suis meilleur cette année et je n’ai pas besoin de conditions parfaites pour battre mon record personnel.»

L’an dernier à Calgary, quatre patineurs avaient réussi un temps inférieur à 34 s et l’un deux, Viktor Mushtakov, était reparti sans médaille. «Il devait se demander ce qu’il devait faire de plus. Des quatre patineurs sous 34 s de l’an dernier, seulement deux sont présents, moi et Yuma Murakami.»

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Le champion olympique chinois Tingyu Gao a pris une année sabbatique alors que Mushtakov est exclu comme tous les patineurs russes et bélarusses. Dubreuil retrouvera son grand rival japonais Tatsuya Shinhama qui n’avait pas été en mesure de se qualifier pour les deux premières étapes de la saison.

Chimie toujours présente

Pour la première fois depuis leur victoire à la Coupe du monde de Stavanger en Norvège à la mi-novembre, Valérie Maltais a renoué avec ses coéquipières Isabelle Weidemann et Ivanie Blondin.

«On ne patine plus tous les jours ensemble comme lors du précédent cycle olympique, mais on retrouve rapidement nos repères. Ça allait vite, mardi, lors de notre entraînement. Nous n’avons rien perdu.»

Elles croient en leur chance

Le trio canadien, champion olympique, veut ajouter le record du monde à son palmarès. «C’est clair depuis le début de l’année, a souligné Maltais. Nous savons que nous sommes capables de réussir et le moment va venir. Nous sommes à un peu moins de deux secondes du record et ça ne se fait pas en claquant des doigts. La technique et l’exécution doivent être au rendez-vous.»

Les Japonaises détiennent le record mondial de 2 min 50,76 s établi le 14 février 2020 à Salt Lake City, et le meilleur chrono des Canadiennes est de 2 min 52,067 s réussi à Calgary l’an dernier. Il s’agit du record canadien.

L’équipe japonaise compte une nouvelle patineuse dans ses rangs et a terminé au troisième rang lors de la seule épreuve de la saison derrière le Canada et les Pays-Bas.

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Un retour en Coupe du monde attendu

Vincent de Haître effectuera son grand retour en Coupe du monde en fin de semaine.

Le patineur franco-ontarien aurait pu participer aux deux premières étapes de la saison en Europe, mais il aurait dû payer la facture.

«Après dix ans dans le sport de haut niveau, je ne commencerai pas à payer pour aller en Coupe du monde, a déclaré de Haître. Le Canada avait obtenu cinq places pour le 1000 m en raison des résultats de l’an dernier, mais Patinage de vitesse Canada (PVC) payait uniquement pour les quatre premiers aux sélections.»

Lors des sélections du 13 au 16 octobre au Centre de glaces à Québec, de Haître avait terminé en cinquième place. «J’ai préféré demeurer à la maison et travailler à m’améliorer. Comme ma cinquième place aux sélections le montre, j’avais des aspects à travailler.»

À Calgary, le Canada peut utiliser toutes ses entrées comme pays hôte. La situation sera toutefois différente la fin de semaine prochaine même si Calgary sera l’hôte d’une deuxième Coupe du monde. «La deuxième Coupe du monde de Calgary devait se dérouler à Salt Lake City et c’est pourquoi les Américains obtiendront les quotas. Je vais faire le 1000 m à deux reprises et le 1500 m lors de la première Coupe.»

Transition ardue

Après sa participation aux Jeux de Tokyo en 2021 en cyclisme sur piste, de Haître est revenu au longue piste, discipline où il avait représenté le Canada aux Olympiques de 2014 et 2018. La transition ne se passe pas aussi bien que souhaité.

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«Je ne pensais pas que ça serait aussi compliqué. Moi aussi je croyais que c’était deux sports similaires, mais la réalité est différente. Si tu veux seulement participer, ce sont deux sports similaires, mais c’est très différent si tu veux compétitionner. Le plan initial a été bouleversé en raison de la pandémie. J’ai été trois ans et demi à l’écart du patin au lieu de deux ans et demi en raison du report des Jeux de Tokyo.»

De Haître sera en action, vendredi, sur 1500 m. «Les miracles n’existent pas et je dois être réaliste, a souligné le détenteur du record canadien sur 1000 m en 1 min 6,73 s réussi en 2017. J’aimerais réussir un temps de 1 min 7 s bas si possible. Je suis fier des progrès des derniers mois et mon objectif est de retourner au niveau que j’étais en 2017. Ça ne serait pas assez pour une médaille en Coupe du monde, mais peut être bon pour un Top 10.»

Dans l’espoir de se qualifier pour le championnat mondial, de Haître devra bien faire à Québec lors des sélections du 6 au 8 janvier afin d’obtenir son billet pour les deux dernières étapes de la Coupe du monde en Pologne.

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