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Donald Trump promet aux femmes qu’il les protègera et qu’elles ne «penseront plus à l’avortement»

Getty Images via AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-09-25T18:12:23Z

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En retard dans les intentions de vote chez les femmes, Donald Trump les courtise en leur promettant qu’elles n’auront plus à penser à l’avortement parce qu’il les protègera et rendra leurs communautés plus sécuritaires s’il est élu.

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«Vous serez protégées et je serai votre protecteur», a lancé le candidat républicain devant ses partisans en Pennsylvanie, lundi.

Alors que le droit à l’avortement est l’un des enjeux cruciaux de la campagne électorale, Donald Trump a ajouté que les femmes «ne penseraient pas à l’avortement» s’il retournait à la Maison-Blanche.

Roe c. Wade et mensonge

Pendant son discours, l'ancien président est revenu sur le rôle qu’il a joué dans l'annulation de l'arrêt Roe c. Wade, qui garantissait le droit à l’avortement à l’échelle des États-Unis. Il a indiqué que cette décision avait permis à chaque État de déterminer ses propres limites en la matière.

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«Tout le monde voulait que l'avortement ne relève plus du gouvernement fédéral, mais des États», a-t-il déclaré.

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Donald Trump a ensuite de nouveau accusé à tort Kamala Harris et les démocrates de tuer légalement des bébés en pratiquant des avortements au neuvième mois de grossesse ou après la naissance. L’ancien locataire de la Maison-Blance avait lancé ce mensonge lors du débat télévisé du septembre dernier.

En Pennsylvanie lundi, le milliardaire a finalement réfuté les sondages qui avancent qu'il a du mal à convaincre les femmes de voter pour lui depuis l’entrée en scène de Kamala Harris.

«J'ai toujours pensé que les femmes m'aimaient bien, mais les fake news continuent de dire que les femmes ne m'aiment pas», a-t-il indiqué.

Agression sexuelle et propos misogynes

Rappelons que l’année dernière, Donald Trump a été reconnu «responsable» de l’agression sexuelle de l’ancienne journaliste E. Jean Carroll dans un grand magasin de New York en 1996. Il a été condamné à lui verser 5 millions $ en dommages et intérêts à l'issue d'un procès civil.

E. Jean Carroll
E. Jean Carroll Getty Images via AFP

Pour se défendre, le milliardaire assurait ne pas l’avoir agressée sexuellement en raison de son apparence physique. «Elle n’est pas mon genre», avait-il indiqué en marge du procès.

Ce n'est pas les seuls propos dégradants tenus par le politicien envers les femmes.

Le 30 août dernier, le candidat républicain a insinué sur son réseau social Truth que Kamala Harris et Hilary Clinton devaient leur ascension politique à des faveurs sexuelles.

Lors de sa première campagne pour les primaires républicaines, en 2015, il avait sous-entendu que l'épouse du sénateur Ted Cruz n'était pas attirante.

Donald Trump s’est aussi déjà vanté de pouvoir accéder aux vestiaires de concours de beauté, où se trouvent «d'incroyables belles femmes plus ou moins dévêtues».

− Avec les informations de l’AFP et du Washington Post

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