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Donald Trump accusé de démence après ses propos apocalyptiques sur l'Iran

AFP

2026-04-07T17:02:06Z
2026-04-07T18:53:02Z

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Donald Trump n’a jamais été mesuré dans ses propos ni préoccupé de leur cohérence. Mais face à l’Iran, il a franchi un palier dans l’outrance et la confusion, nourrissant les attaques de ses adversaires sur sa santé mentale.

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Dimanche, le président américain a écrit sur sa plateforme Truth Social : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR ! ». Et d’ajouter : « Gloire à Allah. »

Puis mardi : « Une civilisation entière va mourir ce soir », a-t-il averti.

Interrogée sur ces propos menaçants et énigmatiques, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt a fait circuler mardi cette déclaration : « Le Président seul sait où nous en sommes et ce qu’il va faire. »

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Le dirigeant républicain a fait de sa personnalité « sans filtre » une marque de fabrique et ses partisans les plus dévoués y voient un gage d’authenticité.

« Cinglé »

Les opposants de Donald Trump s’interrogent au contraire sur sa santé mentale et interprètent ses dernières déclarations comme autant de preuves qu’il s’enfonce dans la démence.

« Il semble avoir perdu le contrôle », a accusé le sénateur démocrate Jack Reed. « Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer », a dénoncé l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez.

« Le temps est venu de dire non » au président, a lancé l’influent commentateur d’extrême droite Tucker Carlson, à l’intention des cadres de la Maison Blanche et de l’armée.

L’ex-députée trumpiste Marjorie Taylor Greene, devenue féroce critique, avait estimé dimanche que Donald Trump était « devenu fou ».

MEGA/WENN
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Rejoignant de nombreux démocrates et certains républicains opposés au président, cette figure ultraconservatrice a plaidé mardi pour le recours au 25e amendement.

Ce texte permet, au travers d’une procédure contraignante, de déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions.

Contradictions

La violence extrême des derniers propos présidentiels s’accompagne de contradictions.

Mardi, dans le même message, il menace d’anéantir l’Iran, évoque la possibilité d’un compromis diplomatique et conclut par : « Que Dieu bénisse le grand peuple d’Iran ».

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Quant au « putain de détroit d’Ormuz », le républicain de 79 ans, plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis, a pourtant répété récemment que le sort de ce passage maritime stratégique lui était indifférent.

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Le milliardaire s’est aussi contredit plusieurs fois sur les objectifs de l’opération militaire lancée le 28 février, la liant par exemple d’abord à un « changement de régime », avant d’assurer que cela n’était pas le cas, pour finalement dire que de toute façon le « régime » était déjà tombé.

L’ancien promoteur immobilier a aussi dit le 26 mars qu’il se « fichait » du résultat des négociations avec des responsables iraniens.

Il exige désormais au contraire que ces discussions aboutissent sous peine d’anéantir les infrastructures du pays, et a fixé pour cela plusieurs ultimatums successifs.

Le dernier en date expirera mardi à 20h00 à Washington, s’il n’est pas à nouveau repoussé.

Le site Axios cite mardi un responsable américain anonyme qui décrit Donald Trump comme un « chien enragé », plus belliqueux que le chef du Pentagone Pete Hegseth.

« Botté le cul » 

Sa rhétorique, en tout cas, est toujours plus crue. Il a estimé récemment que l’armée américaine avait « botté le cul » de l’Iran.

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Les outrances de l’ancien animateur de téléréalité débordent le cadre du conflit.

MEGA/WENN
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Dans un déjeuner privé la semaine dernière, dont la vidéo a été diffusée par erreur par la Maison-Blanche, Donald Trump s’est allègrement moqué d’Emmanuel et Brigitte Macron.

« Macron, que sa femme traite extrêmement mal,... il se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire », a déclaré le président américain, qui pendant le même événement, réunissant des responsables religieux, a semblé se comparer à Jésus Christ.

Au-delà des injures et des confusions, le mélange des genres pratiqué en permanence par Donald Trump interpelle, dans un pays où le déclin de l’ancien président démocrate Joe Biden a dominé la vie politique pendant des mois.

Lundi, devant des enfants venus participer à la traditionnelle chasse aux œufs de la Maison-Blanche, aux côtés d’une mascotte costumée en lapin géant, il a longuement évoqué la guerre, en jugeant que l’Iran n’était « pas du tout si fort que ça ».

Il est par ailleurs fréquent que lors de ses interventions publiques il évoque dans le même élan le conflit au Moyen-Orient et des projets de décoration ou de construction qui le passionnent, en particulier l’édification d’une salle de bal à la Maison-Blanche.

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