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«Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit»: Trump menace d’anéantir l’Iran si un accord n’est pas trouvé mardi soir

Le président des États-Unis a dit avoir un plan pour couper le pays de ses infrastructures énergétiques

Le président américain, Donald Trump, et la première dame, Melania Trump, s’adressent à la foule alors qu’ils organisent la chasse aux œufs de Pâques annuelle sur la pelouse sud de la Maison-Blanche le 6 avril 2026.
Le président américain, Donald Trump, et la première dame, Melania Trump, s’adressent à la foule alors qu’ils organisent la chasse aux œufs de Pâques annuelle sur la pelouse sud de la Maison-Blanche le 6 avril 2026. AFP

Marianne Lafleur

2026-04-07T04:00:00Z

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Donald Trump a menacé lundi de plonger l’Iran dans un « enfer » et de détruire le pays « tout entier » si un accord n’était pas trouvé d’ici mardi soir et que le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert.

« Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit », a affirmé le président américain lors d’une conférence de presse, lundi.

Il a assuré que les États-Unis disposaient d’un plan capable de détruire tous les ponts d’Iran et de mettre hors service toutes les centrales électriques « en quatre heures ».

Mais, derrière ces déclarations spectaculaires, il y a peu d’éléments nouveaux, observe Guillaume Lavoie, membre associé à la chaire Raoul-Dandurand.

Trump a surtout cherché à se mettre à l’avant-plan en parlant du sauvetage des deux pilotes dont l’avion a été abattu, selon le spécialiste de la politique américaine.

Cette opération menée en Iran a mobilisé plus de 170 avions militaires en deux phases distinctes, selon le président américain.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Ultimatum incertain

Lundi, l’Iran a lancé davantage d’attaques vers Israël et les pays du Golfe, avec un avertissement de représailles « dévastatrices » si Donald Trump mettait à exécution ses menaces répétées.

Dans le même temps, des frappes israélo-américaines ont visé des infrastructures énergétiques en Iran.

Pour Guillaume Lavoie, il est difficile de savoir si l’ultimatum est crédible, puisqu’il a été repoussé à plusieurs reprises. Toute frappe sur des infrastructures civiles en Iran entraînerait toutefois une riposte directe, note-t-il.

« Rien là-dedans n’aurait des conséquences heureuses, ni pour la population locale ni pour l’économie mondiale », a-t-il affirmé.

Crimes de guerre

Donald Trump assume complètement le risque.

Interrogé par un journaliste sur sa menace de détruire des centrales électriques, il a affirmé qu’il ne « s’inquiétait pas » du risque de commettre des crimes de guerre.

Les frappes ciblant des infrastructures civiles sont « illégales » et « inacceptables », a rappelé le président du Conseil européen, Antonio Costa.

Donald Trump a par ailleurs de nouveau fustigé ses alliés hier, critiquant l’OTAN et relançant ses ambitions sur le Groenland.

« Vous savez, tout a commencé, si vous voulez savoir la vérité, par le Groenland. On veut le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner », a déclaré le président américain, qui a menacé de quitter l’alliance militaire.

Trêve rejetée

Plus tôt dans la journée, une offre de trêve de 45 jours proposée par les pays médiateurs a été rejetée par Washington et Téhéran.

L’Iran a affirmé vouloir poursuivre le conflit « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun » et promet de venger la mort de leur chef des renseignements, Majid Khademi, tué dans des frappes lundi.

L’armée iranienne a aussi dit que la « rhétorique arrogante » de Trump n’avait « pas d’effet » sur ses opérations.

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