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Discours «surréel» de Trump: «Il lance des ultimatums un peu comme je négocie avec mes enfants», dit Stéfanie Tougas

TVA Nouvelles

2026-01-21T18:18:25Z

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Le discours-fleuve livré par Donald Trump au forum économique de Davos était «surréel» aux yeux de l’analyste politique Stéfanie Tougas, qui peine à croire la manière dont le président américain menace ses propres alliés.

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Devant le forum économique de Davos, M. Trump a «exigé» des négociations «immédiates» sur l’acquisition du Groenland par les États-Unis et livré un avertissement formel à Mark Carney, qu’il juge «ingrat» après son discours de la veille.

«Il donne des ultimatums un peu comme moi quand j’essaie de négocier avec mes enfants, a dit Mme Tougas au Bilan de 12h30 à LCN mercredi. "Mange tes brocolis et je vais te donner des framboises", c’est un peu ça l’idée. "Donne-moi le Groenland et je vais m’en rappeler, si tu ne me le donnes pas, je vais aussi m’en rappeler".»

«C’est surréel de voir ça, mais en même temps c’est à l’image de ce que Trump nous a habitués depuis un an, surtout depuis le début de son deuxième mandat, continue-t-elle. Il a parlé du Venezuela, de Cuba, de la Colombie, du Groenland et maintenant il parle du Canada. Où va-t-il s’arrêter?»

Le chroniqueur Antoine Robitaille estime quant à lui que le Canada n’a pas terminé d’être visé par l’actuel président américain dont il reste encore trois ans au mandat.

«C’est sûr qu’on va subir le courroux de l’empereur, a-t-il lancé. Depuis qu’on a signé le partenariat avec la Chine, il faut se voir ce qui se dit sur FOX News et les canaux de communication [MAGA] des penseurs de Trump. Souvent, ils réfléchissent et ça percole dans le cerveau de M. Trump.»

«C’est extrêmement négatif sur le Canada actuellement, déjà que monsieur Trump était exaspéré sur le Canada, a-t-il continué. C’était un discours pénible. C’est toujours l’ego, "moi, moi, moi, j’ai fait ça et c’est fabuleux". Pour le Groenland, il se trompe de nom, c’est vraiment c’est déconcertant.»

Il estime que les États-Unis ont tendance à s’approprier certaines choses, mais que les propos de Donald Trump vont plus loin que quiconque avant lui.

«C’est un vieux réflexe aux États-Unis, a expliqué M. Robitaille. [Au baseball] ils appellent les séries "séries mondiales". Là, c’est ce réflexe-là sur l’acide et sur l’accélérateur.»

Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus

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