Tous les résultats
Publicité

Directeur général du tournoi pee-wee, Patrick Dom se dit prêt à céder sa place d’ici trois ou quatre ans

Il a toutefois l’intention de demeurer à l’emploi de l’événement

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-02-20T20:30:00Z

Partager

Patrick Dom a passé 33 de ses 57 années de vie à l’emploi du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, dont les 23 dernières comme directeur général, et il estime qu’il est temps pour lui de commencer à préparer sa relève et former une personne pouvant le remplacer, d’ici trois ou quatre ans. 

• À lire aussi: Un succès «inespéré» pour le tournoi pee-wee de Québec

Dans les prochains jours, le Tournoi entamera un processus visant à embaucher un directeur général adjoint ou une directrice générale adjointe, une personne qui sera embauchée avec un mandat clair: apprendre sous Dom dans le but, éventuellement, de devenir le grand patron ou la grande patronne de l’événement.

Une décision longuement réfléchie par Dom et qui aurait dû être mise en branle bien avant 2024, n’eût été la pandémie, assure-t-il.

«Le timing est là. On a besoin d’un employé de plus au bureau et en même temps, il faut que cette personne-là sache tout. Ce qu’on veut, et pas avant trois ans, c’est que cette personne me remplace. Dans la vie, ce n’est pas qui tu es, mais qui tu connais. C’est pourquoi il faut assurer une transition. Il faudra que quand je serai parti, cette personne soit capable d’appeler Gary Bettman pour lui faire une demande», image-t-il.

Publicité
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC

Mais Dom tient à ce qu’une chose soit claire: il ne quittera pas le Tournoi pee-wee. Jamais.

«Ce n’est pas mon chant du cygne. Ce tournoi, c’est ma vie. Je vais continuer d’être ici à tous les jours quand même, mais je n’arriverai pas à 7h15 le matin et je ne repartirai pas à 23h.»

De grands souliers à chausser

S’il se donne une période d’au moins trois ans pour former celui ou celle qui lui succédera, c’est que la charge de travail est colossale. Après tout, apprendre 33 ans de métier en trois ans, c’est tout un mandat!

«Il y a quinze ans, je t’aurais dit que c’est impossible mais, maintenant, avec toutes les technologies qu’on a, c’est faisable. Et comme je dis, même après les trois ans, je vais encore être là en soutien.»

Photo Stevens LeBlanc / Le Journal de Québec
Photo Stevens LeBlanc / Le Journal de Québec

Dom a quelques noms en tête, mais préfère ne pas les nommer par respect pour le processus qui va s’enclencher. Ce qu’il nous assure, toutefois, c’est qu’il «tripperait que ce soit une femme.»

Publicité

Mais au-delà du sexe, la personne qui voudra lui succéder devra évidemment être capable de «gérer de l’humain», «être allumé en tabarnouche» (bon, on censure un peu ici) et avoir du caractère, assure-t-il.

Émotif

Dom ne le cache pas, toutefois: il aura un pincement au cœur le jour où il acceptera des responsabilités moindres pour laisser toute la place à un remplaçant ou une remplaçante.

Mais ce tournoi, comme il le mentionnait, c’est sa vie. Et c’est par amour pour l’événement qu’il a pris cette décision.

«Ça fait 33 ans que j’ai la plus belle job du monde. Si je pouvais, j’aimerais avoir encore 40 ans pour pouvoir le faire pendant un autre 20 ans. Mais c’est une décision qu’on doit prendre pour le tournoi et, sincèrement, ça va me faire de quoi», assure-t-il, avant de prendre une pause, la voix étreinte par l’émotion.

«Je ne m’en irai pas, reprend-il quelques secondes plus tard. Par contre, de ne pas assurer une transition, ce serait immature, illogique et irresponsable. Ce n’est pas parce que je n’aime pas mon emploi, mais il faut que j’accepte que ça va arriver.»

Et il assure être serein avec l’idée de se retirer du poste de directeur général. Parce qu’après tout, le répète-t-il, il ne quitte pas cet événement qu’il aime tant.

«Le salaire va diminuer, pis c’est bien correct. Je vais être ici à tous les jours, je ne sais pas dans quel titre, mais ce n’est pas important. Je vais aller parler au monde et s’ils ont besoin de moi en cuisine, je vais y aller.»

Publicité
Publicité