Tous les résultats
Publicité

Marie-Ève Dicaire entretient l’espoir

Mathieu Boulay

2020-11-13T19:33:01Z

Partager

Marie-Ève Dicaire a piqué une crise lorsqu’elle a appris le quatrième report de son combat d’unification contre Claressa Shields mercredi. On peut très bien la comprendre. Malgré les embûches des derniers mois, elle a toujours l’intention de croiser le fer avec l’Américaine dès que ce sera possible.

La semaine dernière, on a annoncé dans notre édition de samedi que ce choc aurait lieu le 11 décembre à Las Vegas. D’ailleurs, cette semaine, les deux boxeuses ont fait leur pesée de 30 jours exigée par le World Boxing Council (WBC).

Puis, l’équipe de tournage de UFC Fight Pass devait débarquer au Québec samedi pour faire un reportage sur la Québécoise en prévision de son combat. Toutefois, le projet a été stoppé par la Commission athlétique du Nevada qui n’a pas voulu sanctionner l’événement de Zuffa Boxing.

«Je n’ai pas bien réagi sur le coup, a confirmé Marie-Ève Dicaire lors d’un entretien téléphonique avec le Journal de Montréal. J’étais fâchée et j’ai tout fait pour me défouler.

«Par contre, je suis retombée sur mes deux pieds dès le lendemain. J’ai poursuivi mon entraînement. J’ai dit à mon promoteur Yvon Michel que je n’avais pas fait de sacrifices pendant un an pour rien. Je veux toujours ce combat contre Shields.»

Dicaire n’est pas une personne patiente de nature. On pourrait penser qu’elle a voulu abandonner l’idée d’affronter Shields. C’est loin d’être le cas.

«J’ai toujours eu tendance à bousculer les choses pour qu’elles arrivent, a-t-elle précisé. Je ne peux pas le faire dans la situation actuelle. Je n’ai pas le contrôle et ce n’est pas entre mes mains.

«Ce qui me permet de demeurer d’entretenir de l’espoir, c’est que Shields veut toujours m’affronter. Nous sommes dans la même bateau.»

La poursuite du camp

Contrairement à ce qu’on peut penser, Dicaire et son entraîneur Stéphane Harnois ne vont pas lever le pied dans les prochains jours.

Il y a plusieurs scénarios sur la table. L’un d’eux serait que le combat puisse toujours avoir lieu en décembre, mais ailleurs aux États-Unis.

«Il existe une mince chance que ça arrive, a souligné Dicaire. Pour cette raison, je dois continuer de m’entraîner. Je dois continuer de me tenir prête au cas où ça se réaliserait.

«La bonne nouvelle dans toute cette situation, c’est que je ne suis pas seule pour la vivre. J’ai une bonne équipe qui m’entoure et nous traversons les embûches ensemble.»

Publicité
Publicité