Deuxième brigade défensive la plus productive derrière celle de l’Avalanche: les défenseurs du Canadien sont en feu!

Jonathan Bernier
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Alexandre Carrier n’a probablement pas tort quand il affirme que les succès offensifs qu’il connaît présentement sont en partie attribuables au fait que Martin St-Louis laisse de la corde à ses joueurs.
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Il en est de même pour ses collègues. Lane Hutson ne prendrait sans doute pas autant de risques à la ligne bleue adverse si l’entraîneur-chef était plus rigide. Mike Matheson et Noah Dobson ne traverseraient pas la zone neutre avec autant d’aisance s’ils devaient obligatoirement rejeter la rondelle en territoire ennemi, aussitôt qu’ils ont passé la ligne rouge.
Cette certaine liberté fait en sorte que, en date d’aujourd’hui, la brigade défensive du Canadien se classe au deuxième rang de la LNH avec 134 points inscrits depuis le début de la campagne. Sans surprise, c’est la grosse machine de l’Avalanche qui trône au sommet avec 151 points.
«On a cette souplesse-là, a laissé tomber Carrier. Ça fait partie de notre philosophie. On sait qu’on peut contribuer en attaque, qu’on peut faire des jeux en zone offensive et qu’on peut se présenter au filet.»
Créateurs de chaos
Évidemment, il ne faut pas négliger la complicité entre Ivan Demidov et Lane Hutson, qui compte déjà 52 points à son dossier, lorsque vient le temps d’analyser la contribution des arrières du Tricolore.
D’ailleurs, la passe que le Russe a effectuée à Hutson, sans même le regarder, était encore l’un des sujets de discussion près du vestiaire du Canadien, une douzaine d’heures après les faits.
«Il y a des joueurs qui voient certaines choses, qui ont une vue périphérique plus large que les autres. Demidov comprend le jeu qui est devant lui, mais il est également conscient de ce qui se trouve derrière», a lancé St-Louis, pour expliquer ce type de jeu qu’on risque de revoir souvent.
Toutefois, Carrier a tenu à donner crédit aux attaquants de l’équipe qui, récemment, pointent beaucoup plus le bout de leur nez devant le filet adverse.
«Ça nous donne un gros avantage», a-t-il souligné.
«C’est le genre de chose qui te fait gagner des matchs. Surtout en séries éliminatoires quand le jeu devient serré, qu’il n’y a plus tellement d’espace et de temps, a fait valoir Zachary Bolduc.
«On se prépare un peu en développant cette mentalité-là de séries», a-t-il poursuivi.
Des appuis de partout
D’ailleurs, mardi soir, c’était encore plus flagrant. Comme si le message avait fini par passer.
«Hier [mardi], nos défenseurs ont fait tout un travail pour amener des rondelles au filet, a mentionné Bolduc. De notre côté, on a mis de la circulation, ce qui a donné des résultats. C’est ce genre de but qu’on peut créer avec nos défenseurs.»
Un type de but supplémentaire, puisque l’éventail d’habiletés des arrières du Tricolore est plus large qu'un simple placement de rondelles au filet.
«Ils ont tellement de talent qu’ils peuvent se joindre à l’attaque à n’importe quel moment. Oui, ils le font en zone offensive, mais ils le font également en contre-attaque, ce qui permet d’obtenir des surnombres», a louangé Bolduc.
Le genre d’appui qui rend le Canadien dangereux sur la totalité de la surface de la zone adverse.