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Quatre buts à ses cinq derniers matchs: Alexandre Carrier a-t-il des visées sur la coupe Molson?

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-21T19:28:24Z

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Dans une autre vie, Alexandre Carrier était un habitué de la feuille de pointage. Que ce soit lors de son passage avec les Olympiques de Gatineau ou dans la Ligue américaine de hockey, il était reconnu comme un défenseur à caractère offensif.

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Toutefois, comme c’est souvent le cas lorsque vient le temps de faire le saut dans la LNH, le flair offensif s’estompe quelque peu. Il est toujours présent, mais un peu en dormance.

Donc, on ne sait jamais quand il va ressurgir. Carrier est dans l’une de ces périodes d’éveil. Mardi, face au Wild, il a marqué son quatrième but en cinq matchs. C’est autant de buts que Cole Caufield au cours de la même période.

«Il est en train de faire une percée pour la coupe Molson», a lancé Martin St-Louis, en boutade, mercredi midi, après l’entraînement de l’équipe.

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«Il est aux bonnes places. Il joue à l’intérieur de nos concepts collectifs offensifs et, présentement, la rondelle rentre», a-t-il ajouté, plus sérieusement.

Un sommet personnel

Carrier est, effectivement, dans un état de grâce. Pratiquement tout ce qu’il touche se retrouve au fond du filet. D’ailleurs, il est passé à un centimètre d’ajouter un autre but, vers la fin du match. La rondelle a finalement touché la barre transversale après avoir effleuré l’épaule de Jesper Wallstedt.

«C’est certain que ce n’est pas mon rôle primaire, mais c’est le fun de pouvoir contribuer en marquant des buts, a indiqué le principal intéressé. On va le prendre pendant que ça passe. Ça me surprendrait que je garde ce rythme-là jusqu’à la fin de la saison.»

Peut-être pas, mais n’empêche que, avec cinq buts, l’arrière de Varennes a déjà surpassé sa meilleure campagne. Et avec 16 points en 50 matchs, il risque de s’approcher de sa saison la plus productive.

À sa première saison complète à Nashville, en 2021-2022, il avait compilé 30 points (trois buts et 27 passes) en 77 matchs. Sauf qu’à l’époque, il obtenait un peu de temps de jeu en supériorité numérique, contrairement à sa réalité avec le Canadien.

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«Ça aide quand tu as l’attaque massive, mais le faire à cinq contre cinq de façon régulière dans la LNH, c’est plus difficile. Mais je sais que je suis capable de le faire.»

Une question d’équilibre

Au-delà de la chance, d’un moment de la saison où tout fonctionne, il y a assurément une certaine notion de confiance à ne pas négliger.

On le voit de plus en plus se porter en attaque. Il craint moins de plonger profondément en territoire adverse ou de se présenter devant le filet pour faire dévier des tirs, comme ce fut le cas sur le but qu’il a inscrit mardi.

«Quand tu es plus confiant, tu en fais un peu plus. Par contre, la façon dont nous jouons y est pour quelque chose. Martin nous laisse jouer. Il veut qu’on fasse des jeux, il veut qu’on suive nos instincts.»

Le coach est permissif. On le voit avec les jeunes. Pas question de contrevenir à leur créativité. Pourvu que l’aspect défensif ne soit pas laissé de côté.

Tout est une question d’équilibre.

Toujours évalué quotidiennement pour une blessure au bas du corps, Alexandre Texier était de retour à l’entraînement. Toutefois, les combinaisons de trios étaient les mêmes que ceux de la veille.

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