Patrice Bergeron n’a jamais aimé parler de lui ni prendre le mérite des succès des Bruins de Boston. Les cinq derniers jours le forcent donc à travailler sur lui-même un peu !
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Jeudi dernier, les Bruins ont annoncé qu’ils allaient retirer son chandail no 37 la saison prochaine, puis, quatre jours plus tard, il a reçu l’appel que tous les joueurs de hockey rêvent de recevoir un jour : celui du Temple de la renommée du hockey.
« Il y a un côté de moi qui n’a jamais cherché ça. J’ai toujours éprouvé de la difficulté à voir le côté individuel de la chose et j’ai toujours voulu mettre de l’avant l’équipe et mes coéquipiers. Avoir cette reconnaissance, ça me fait chaud au cœur mais ça me sort de ma zone de confort », a-t-il reconnu lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal, lundi soir.
Bergeron était seul chez lui lundi, en compagnie de quelques employés des Bruins de Boston venus capter le moment, espéraient-ils tous, où il recevrait l’appel du Panthéon. Une fois qu’on lui a confirmé qu’il ferait son entrée parmi les immortels, il a tout de suite appelé « sa gang » : son épouse, Stéphanie, ses parents et son frère.
Un rêve inatteignable
D’ailleurs, les Bruins ont partagé les moments au cours desquels Bergeron a reçu l’appel de Mike Gartner et Ron Francis. Une fois l’annonce faite, l’ancien capitaine des Bruins leur mentionne ne « jamais s’être imaginé que ça arriverait ».
Vraiment ? Malgré les six Selke, un record et la bague de la coupe Stanley ?
« Je n’y avais jamais pensé, mais je m’en étais fait parler souvent, a-t-il mentionné. Un moment donné, tu te dis que peut-être. Je ne me voyais pas là nécessairement. Quand j’avais 15 ans, mon but n’était que de jouer dans la LNH. Mon chemin s’est tracé par lui-même en travaillant. Et, quand je jouais, je regardais vers l’avant et non vers l’arrière, ce que j’avais accompli. »
Une pensée pour ses coéquipiers
En plus de sa famille et de ses proches, Bergeron tenait à dire qu’il y avait une partie de cet honneur qui revenait à ses coéquipiers les plus marquants. Évidemment, il nomme les Brad Marchand, Zdeno Chara, David Krejci et Tuukka Rask en premier, mais également d’autres, qui l’ont aidé à ses débuts dans la LNH.
« Martin Lapointe m’a tellement aidé à ma première année dans la ligue. Mark Recchi aussi. Quand on a gagné la coupe, en 2011, il m’a beaucoup aidé à développer mon côté vocal. Ils sont plusieurs à m’avoir aidé. »

