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Deux dossiers encore très hasardeux

Photo portrait de Renaud Lavoie

Renaud Lavoie

2020-12-04T16:37:42Z

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Depuis une semaine, les discussions ont repris entre la LNH et l’Association des joueurs pour tenter de sauver la prochaine saison. 

Pour s’assurer que les discussions n’achoppent pas rapidement, les deux parties ont convenu de commencer les pourparlers par ce qui est le plus facile à régler, soit le calendrier.    

D’abord à moins d’une entente rapide, ce qui serait plus que surprenant, la saison ne commencera pas le 1er janvier et le calendrier ne sera pas de 60 matchs.

La raison est fort simple : on est maintenant le 4 décembre et il faut que les joueurs européens reviennent en Amérique. Plusieurs d’entre eux devront se placer en quarantaine avant le début des camps d’entraînement, qui devraient durer environ deux semaines. Donc, si une entente globale ne survient pas aujourd’hui ou demain, il n’y aura pas de hockey le 1er janvier.

La LNH a aussi proposé une saison de 52 rencontres à l’AJLNH, mais les joueurs préféreraient une saison de 56 matchs.

Pour y arriver, il faudrait que la saison commence dans les environs du 15 janvier. Je dis bien dans les environs, parce que ça pourrait être quelques jours plus tôt ou quelques jours plus tard.

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Si l’objectif est qu’il y ait du hockey en janvier, il faudrait qu’une entente survienne d’ici une semaine à dix jours maximum.

Un enjeu des plus sensibles    

Il est facile d’être optimiste présentement et de se dire que les choses avancent dans la bonne direction. Sans être rabat-joie, régler le prochain calendrier est de la petite bière par rapport aux deux autres dossiers majeurs pour qu’il y ait du hockey cet hiver.

Le premier dossier est l’argent. La LNH a froissé les joueurs, il y a deux semaines en demandant de rouvrir la convention collective signée en juillet pour régler des problèmes financiers importants qui se dressent à l’horizon. 

Les joueurs devraient toucher environ 80% des revenus cette saison si les activités reprennent (ils doivent normalement diviser 50-50 les revenus avec la Ligue) et, même si la nouvelle convention collective dit que les joueurs vont rembourser les propriétaires avec le temps, la LNH pense que la meilleure façon de le faire est en demandant aux joueurs de redonner environ 9% de leur salaire (annuellement) dans les trois dernières années de la convention collective, au lieu des 6% qui étaient prévus. 

Cette demande a été rejetée par les joueurs (ce qui a mis fin aux discussions pendant une semaine), et on ne sait pas encore si la Ligue va remettre cette idée sur la table. 

L’autre demande de la LNH était que les joueurs prêtent un autre 13 à 16% de leur salaire cette saison (qui s’ajoute aux 10% qu’ils ont déjà approuvé dans la dernière convention collective) aux propriétaires, qui vont les rembourser dans trois ans. Cette demande qui doit encore être négociée pourrait effectivement faire partie de la solution, selon plusieurs sources. 

Le deuxième dossier est encore plus difficile à gérer, parce qu’aucune des deux parties ne le contrôle. C’est celui de la santé. Les cas positifs reliés à la COVID-19 sont en hausse partout en Amérique. La LNH et l’AJLNH sont en discussions avec les gouvernements des États-Unis et du Canada afin de savoir s’il est possible de jouer au hockey cet hiver. Pour l’instant, il est difficile d’avoir une réponse claire, car la situation évolue rapidement.

Ceci étant dit, si une entente survient entre les joueurs et la Ligue, mais que les différents départements de santé refusent qu’il y ait du hockey cet hiver, on ne pourra pas reprocher à Gary Bettman et Don Fehr de ne pas avoir essayé de sauver les meubles. 

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