Tous les résultats
Publicité

Détesté par les fans du CH, Nikita Kucherov est un «bon gars», selon ses coéquipiers chez le Lightning de Tampa Bay

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-04-23T14:47:17Z

Partager

TAMPA | Ce que les partisans du Canadien ont vu de Nikita Kuchevov lors de la finale de la Coupe Stanley en 2021 est loin de refléter sa vraie personnalité, assure son coéquipier chez le Lightning Yanni Gourde.

• À lire aussi : Freiner le trio de Nick Suzuki : une motivation supplémentaire pour Anthony Cirelli

• À lire aussi : Le Lightning veut tenir le rôle du méchant à Montréal

• À lire aussi : « C’est un jeu » : Martin St-Louis défend Kirby Dach

« Je pense que les émotions étaient assez élevées pour tout le monde à ce moment-là. Ça ne représente pas la personne qu’il est. C’était juste un clip, ce n’est pas une vie entière », a soutenu Gourde cette semaine, lui qui était membre de cette équipe championne.

Kucherov s’était pointé dans la salle de conférence de presse torse nu et bière à la main et il avait pris un malin plaisir à narguer les amateurs du CH.

« Les fans à Montréal ont réagi comme s’ils venaient de gagner la coupe Stanley lors de la dernière partie. Vous plaisantez ? Vous plaisantez ? avait-il répété. Leur finale était au dernier tour [contre les Golden Knights de Vegas]. »

Publicité

La seule victoire du Tricolore en finale était survenue au quatrième match, en prolongation.

Il est « impressionnant »

Cinq ans plus tard, les propos de Kucherov passent encore de travers dans la gorge de certains partisans.

« C’est vraiment un bon gars, c’est le fun de l’avoir autour de nous et de le voir exécuter ses manœuvres. C’est assez impressionnant. C’est tellement un joueur exceptionnel », a soutenu Gourde.

Le Québécois avait ensuite pris la route de Seattle pour finalement revenir en mars 2025 à Tampa, où il occupe le casier à côté de celui de Kucherov dans le vestiaire.

Aux trousses de Jean Béliveau

Lors du premier duel dimanche, Kucherov a fourni deux aides sur le jeu de puissance. Ce qui lui a permis de devancer Mario Lemieux (172) pour s’installer au 19e rang des meilleurs pointeurs de l’histoire de la LNH en séries avec 174 points.

Le Russe de 32 ans n’est qu’à un point de Denis Savard ainsi qu’à deux de Sergei Fedorov et Jean Béliveau.

« Il connaît une carrière qui le mènera tout droit au Temple de la renommée. Il a déjà tout accompli dans la LNH. C’est tout un honneur de jouer à ses côtés », a souligné Gage Goncalves.

Publicité

« Il mérite ce qui lui arrive. Il s’entraîne fort durant l’été et prend soin de lui pendant toute la saison. C’est un exemple pour nous. On a besoin de nos meilleurs joueurs et il se lève au bon moment », a ajouté son partenaire du premier trio.

Mardi, après avoir créé l’égalité 2 à 2, en route vers un gain de 3 à 2 en prolongation, Kucherov s’est adressé aux journalistes sans émotion et laconiquement. Pourtant, ses coéquipiers le décrivent comme un gars qui aime rire.

« Il est aussi un bon enseignant. Il parle souvent de hockey, des jeux qu’on peut faire. Il étudie notre sport sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Il n’est pas du genre à garder ses observations pour lui. Il te dit ce qu’il attend de toi et ce que tu dois faire pour connaître du succès. C’est une excellente personne », a expliqué Goncalves.

Frustration

Kucherov a cependant montré de signes d’insatisfaction, notamment en écopant d’une mauvaise pénalité qui a mené au but de Lane Hutson en supériorité, mardi.

« S’il est frustré, c’est neuf fois sur 10 contre lui-même, a assuré son entraîneur-chef, Jon Cooper. Tous les joueurs sont contrariés à un moment donné, mais parce que ‘‘Kuch’’ doit répondre à des standards très élevés, parfois, la frustration s’empare de lui. Il n’en demeure pas moins qu’il livre la marchandise. »

Publicité
Publicité