Des vols vers la Floride, New York et Punta Cana à partir de Saint-Hubert?
Le Journal s’est entretenu avec le grand patron anglophone de Porter pour être mis au parfum de son plan de match pour le Québec

Francis Halin
Partager
Le grand patron de Porter Airlines lorgne les destinations soleil, même si la nouvelle aérogare de 500 M$ de Saint‐Hubert n’offrira d’abord que des liaisons canadiennes. Nous avons rencontré Michael Deluce mardi.
• À lire aussi : « C’est un moment historique »: le terminal de Saint-Hubert accueillera ses voyageurs à la mi-juin
• À lire aussi : « Ça vient nous chercher »: la tragédie de LaGuardia bouleverse des employés de Porter
Le Journal : Voulez-vous offrir des vols vers le Sud, comme Punta Cana ?
Michael Deluce : À l’ouverture, ça sera seulement des vols domestiques parce que c’est la nature de l’aéroport. On a la capacité d’accueillir jusqu’à quatre millions de passagers. On pense que la communauté aimera cela. Dans le futur, s’il y a un désir de vols internationaux, comme la Floride ou New York, ou Punta Cana, ça serait quelque chose que l’on regarderait certainement, mais pour le moment on a beaucoup de croissance devant nous.


Êtes-vous inquiet des contrôleurs aériens aux États-Unis après l’accident mortel de LaGuardia ?
MD : Certainement pas d’inquiétudes au Canada [...] Cela dit, il est bien tôt encore pour en tirer des conclusions. Il y a de la spéculation quand il y a un incident. Les gens doivent réaliser une enquête solide. L’industrie est reconnue pour sa capacité à effectuer des enquêtes rigoureuses.

Les écoles de pilotage sont-elles en danger avec votre arrivée à Saint-Hubert ?
MD : Je n’ai aucune raison de croire qu’elles vont disparaître. Avec le temps, l’achalandage commercial augmentera à cet aéroport. [...] Il y a coexistence entre les vols commerciaux et les écoles de pilotage dans plusieurs aéroports. Ce n’est pas inhabituel.
Combien de temps comptez‐vous maintenir le supplément pour carburant ?
MD : Bien entendu, c’est quelque chose qui sera enlevé. Tout le monde sur le marché veut un prix du carburant bas, mais c’est une nécessité. C’est commun d’avoir des surcharges quand les prix montent. [...] Le prix de l’essence est encore significativement plus haut qu’il y a trois semaines.
Vos employés de Porter vont-ils parler français ?
MD : Absolument. Chez Porter, on investit significativement pour notre expansion à Montréal. Tant les employés au sol que ceux dans les airs basés ici sont bilingues. S’il y a un événement important comme aujourd’hui [inauguration de l’aérogare], je serai évidemment impliqué, mais je ne suis pas bilingue. Je parlais couramment français enfant. Je suis allé à une école bilingue.
Vous engagez-vous comme PDG à apprendre la langue officielle du Québec ?
MD : Je ne m’engage pas à apprendre le français. À la fin de la journée, nous sommes une compagnie qui se concentre sur l’ensemble du pays pour servir nos clients. Sur le marché de Montréal, on met fortement l’accent sur les services bilingues.

Porter
- Siège social : Toronto
- Employés : 4000
- Destinations : 40
(Source : Porter)
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.