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Conflit ferroviaire: des victimes collatérales perdent leur emploi

Du lock-out résultent des mises à pied temporaires pour des centaines d’employés de soutien

Photo Courtoisie, Peace River Record-Gazette
Photo portrait de David Descôteaux

David Descôteaux

2024-08-22T19:30:00Z

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Jusqu’à 300 travailleurs de soutien du Canadien National (CN) pourraient être mis à pied dans les prochains jours.

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Une soixantaine de travailleurs de soutien du CN, qui travaillent dans les cours des gares de triage, viennent de perdre leur emploi à cause du lock-out. Et des centaines d’autres subiront le même sort au fur et à mesure que le conflit perdurera.

«Ça va venir progressivement. Pour l’instant, on a une soixantaine de membres au soutien qui travaillent dans les cours intermodales qui sont affectés. On s’attend à ce que ça monte graduellement pour atteindre environ 300, partout au Canada, sur environ 600 personnes. Ça dépend combien de temps ça va durer. Les mises à pied vont tomber au fur et à mesure» a confirmé au Journal le Syndicat des Métallos, qui représente ces travailleurs.

Par exemple, dans les gares de triage, les employés doivent en ce moment vider les trains de leurs marchandises, comme des denrées ou des automobiles. «Mais à un moment donné, il n’y aura plus de job à faire. C’est comme un arrêt progressif des opérations», explique le syndicat.

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«On parle bien de mise à pied temporaire. Ce ne sont pas [des] employés en lock-out, ce sont des victimes collatérales», ajoute le porte-parole des Métallos.

Impossible de dire pour l’instant combien de travailleurs québécois seront touchés, puisque la section locale du syndicat est pancanadienne et n’a pas ventilé les chiffres par province. 

Le conflit en bref

  • Premier arrêt de travail simultané des syndiqués du Canadien National (CN) et du Canadien Pacifique (CPKC).
  • Plus de 9000 travailleurs du CN et CPKC en lock-out.
  • Le CN et CPKC transportent pour 1 milliard $ de biens par jour.
  • Le conflit pourrait coûter 341 M$ par jour à l’économie canadienne, selon Moody’s.
  • « C’est l'économie au complet du Canada qui est à risque : les travailleurs, les agriculteurs, les petites entreprises. C’est pour ça qu’on est en train de prendre ça tellement sérieux. Le ministre est là-dessus. Je suis moi-même là-dessus. On va avoir plus à dire bientôt», a déclaré jeudi le premier ministre Justin Trudeau.
  • Le syndicat des Teamsters accuse le CN et CPKC de vouloir «affaiblir les protections liées aux périodes de repos et aux horaires».
  • Le CN et CPKC reprochent au syndicat de refuser de régler le conflit au moyen de l’arbitrage exécutoire.
  • Le salaire annuel moyen d’un chef de train était de 121 000 $ l’an dernier alors que celui d’un mécanicien de locomotive était de 150 000 $, selon le CN.
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