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Conflit ferroviaire: «On est en train de prendre ça tellement au sérieux», dit Justin Trudeau

Agence QMI

2024-08-22T18:40:02Z
2024-08-22T19:45:08Z

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La pression monte sur le gouvernement fédéral afin qu’il intervienne dans le dossier du conflit ferroviaire qui paralyse plusieurs trains au Canada.

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Interrogé lors de son passage à Sherbrooke, jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que son gouvernement était «là pour travailler là-dessus».

«C’est l’économie au complet du Canada qui est à risque. Des travailleurs, des agriculteurs, des petites entreprises... c’est pour ça qu’on est en train de prendre ça tellement au sérieux», a-t-il déclaré.

Justin Trudeau a soutenu qu’il voulait d’abord parler avec les parties et entendre «l’impact et les défis» sur la grève et le lock-out, tout en soulignant que le ministre et lui-même étaient «là-dessus».

Le ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Jean-Yves Duclos, a pour sa part précisé qu’Ottawa «ne peut pas signer une entente à leur place».

«Le gouvernement canadien leur met de la pression et leur dit: “vous devez trouver une entente”. La meilleure entente possible, c’est une entente négociée», a-t-il dit.

Ottawa pressé d’agir

En raison des conséquences économiques graves qui sont appréhendées dans plusieurs milieux, de nombreux groupes font pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il intervienne dans le conflit.

Plusieurs réclament notamment l’adoption d’une loi spéciale pour forcer la reprise du transport ferroviaire.

Dans une publication sur son compte X, François Legault a appelé le gouvernement fédéral «à intervenir rapidement» puisque, écrit-il, «le conflit de travail dans le secteur ferroviaire pose des conséquences très négatives à toute la chaîne d’approvisionnement et à notre économie».

Une partie du réseau ferroviaire canadien est paralysée depuis la nuit de mercredi, à minuit, en raison d’un conflit de travail entre le CN et le CPKC et leurs employés représentés par le syndicat des Teamsters.

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