Tous les résultats
Publicité

Des missiles à 15 M$ pour abattre des drones à 40 000$: voici pourquoi les Américains sont loin de «voir la lumière au bout du tunnel» en Iran

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2026-03-22T18:33:13Z

Partager

Donald Trump a beau dire que la force de frappe iranienne ne fait pas le poids face à celle de l’armée américaine, la situation est loin d’être aussi simple que le soutient le président des États-Unis, clame un ex-militaire.

• À lire aussi : EN DIRECT | 23e jour de la guerre au Moyen-Orient : Nétanyahou promet de « viser personnellement » chaque dirigeant iranien

• À lire aussi : Une vingtaine de pays se disent « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires pour la réouverture du détroit d’Ormuz

• À lire aussi : Le pape suit avec « consternation » la situation au Moyen-Orient

« Ça fait partie d’un des mensonges préférés de Donald Trump de dire que c’est une opération simple. Il n’y a aucun expert militaire qui peut dire que c’est simple », a affirmé l’ancien officier des Forces armées canadiennes et président d’Innovigo, Éric Sauvé, en entrevue à LCN.

Les États-Unis ont certes plus de ressources financières et militaires que les forces iraniennes, mais leur bouclier antimissile américain leur coûte une fortune, soutient l’expert.

« On savait dès le départ que l’Iran allait frapper les pays du Golfe et que ça prenait des intercepteurs. On parle de missiles Patriot à moyenne portée et de missiles THAAD à grande portée. Les missiles Patriot coûtent 4 M$ et les missiles THAAD coûtent [de] 10 à 15 M$ », explique-t-il.

Publicité
Capture d'écran LCN
Capture d'écran LCN

Une seule batterie THAAD – incluant les missiles, les radars et le centre de commandement – coûte plus d’un milliard de dollars, mentionne M. Sauvé..

« Et on s’en sert pour abattre [parfois] des drones à 40 000 dollars. Donc, c’est vraiment une menace asymétrique », résume l’ancien officier des Forces armées canadiennes.

Plusieurs pays du Golfe s’inquiètent des capacités de frappe de l’Iran, affirme Éric Sauvé.

« On sait qu’environ 80 à 90 % des missiles de l’Iran ont été frappés. Logiquement, il [en] reste [de] 10 à 20 %. On pourrait penser que ça serait rapide, mais ces 10 à 20 %, c’est ceux qui sont les mieux enfouis, les mieux cachés, les mieux mobiles. Ce n’est pas juste une question mathématique de dire qu’il en reste un peu. Ça va être la partie la plus difficile, pour les Américains, de frapper le résiduel », souligne l’expert.

« On ne voit pas la lumière au bout du tunnel pour l’instant », ajoute-t-il.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

Publicité
Publicité