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Des Flames en mal d’émotion

Photo portrait de Louis Butcher

Louis Butcher

2021-01-30T02:15:28Z

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Battus jeudi soir par le Canadien, les Flames de Calgary tenteront de mettre fin, samedi soir, à une série de trois défaites consécutives en foulant la patinoire du Centre Bell pour la deuxième fois en 48 heures.

La rencontre sera présentée à TVA Sports et TVA Sports direct, dès 18h.

Après leur séance d’entraînement, les joueurs ont tenu vendredi une réunion d’équipe (sans le personnel d’entraîneurs) pour faire le point sur la situation, et surtout, pour trouver une façon de stopper l’hémorragie.

Si le défenseur Rasmus Andersson a confirmé le tout en visioconférence, il n’a toutefois pas voulu détailler la question, se limitant à dire que «la teneur des discussions ne concernait que les joueurs.»

La formation de l’Alberta avait pourtant bien amorcé cette saison écourtée en remportant ses trois premiers affrontements.

Une ambiance particulière

Le Centre Bell est certes considéré comme l’un des amphithéâtres les plus intimidants de la LNH. À condition d’y voir près de 20 000 personnes encourager leur équipe favorite.

Or, en raison de la pandémie, c’est devant des tribunes vides que le match d’ouverture du Tricolore s’est déroulé jeudi.

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Plusieurs observateurs diront que cet accueil habituellement hostile peut s’avérer une source de motivation supplémentaire pour l’équipe adverse.

Parlez-en à Milan Lucic, que la foule locale a appris à détester au fil des ans, surtout à l’époque où il imposait sa loi dans l’uniforme des Bruins de Boston. Ce public qui s’est toujours amusé à le huer chaque fois qu’il touchait à la rondelle.

Mais c’est comme si le bouillant attaquant des Flames, ce mal-aimé à Montréal, s’était senti dépaysé en effectuant sa première présence sur la patinoire.

«Je me suis dit avant le match [de jeudi] que ce serait très étrange d’y jouer sans partisans, a-t-il souligné. Le Centre Bell est l’un des meilleurs endroits pour disputer un match de hockey justement en raison de l’ambiance particulière qui y règne.»

Ward en rajoute

Dans le vestiaire des Flames, les joueurs et leur entraîneur en chef ont tenu un discours très semblable au cours des derniers jours.

«Sans public, a relaté Geoff Ward, le contexte est différent et il faut trouver une façon de générer plus d’émotion. C’est ce qui nous a manqué récemment. L’important, maintenant, c’est de se concentrer sur la prochaine rencontre. La saison est jeune et il faut aussi apprendre de nos erreurs.»

Lucic et son entraîneur en chef ont reconnu que les récentes acquisitions du Canadien ont rendu cette formation très redoutable.

«Cette équipe n’est certes pas celle que j’ai affrontée l’année dernière, a renchéri Lucic. Pour réussir contre le Canadien, il faut élever notre niveau de jeu d’un cran.»

Ward, lui, a fait remarquer que le style de jeu préconisé par le Tricolore était fait sur mesure pour son vis-à-vis Claude Julien, avec qui il a travaillé pendant sept ans à Boston (de 2007 à 2014) à titre d’entraîneur adjoint, non sans avoir soulevé la coupe Stanley en sa compagnie il y a dix ans.

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