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Des critiques de toutes parts

Les performances décevantes du pilote québécois Lance Stroll au Grand Prix de Bahreïn la semaine dernière ne sont pas de bon augure pour la saison 2022 de Formule 1.
Les performances décevantes du pilote québécois Lance Stroll au Grand Prix de Bahreïn la semaine dernière ne sont pas de bon augure pour la saison 2022 de Formule 1. Photo courtoisie, Aston Martin F1
Photo portrait de Louis Butcher

Louis Butcher

2022-03-25T01:04:57Z

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L’écurie Aston Martin a fait l’objet de critiques virulentes de la part de bon nombre d’observateurs de la Formule 1 après les déboires de ses deux pilotes la semaine dernière au Grand Prix de Bahreïn. 

Cette équipe, dirigée par le milliardaire montréalais Lawrence Stroll, a complètement raté son entrée à l’occasion de la première étape de la saison quand son fils Lance et Nico Hülkenberg n’ont pas été en mesure de récolter le moindre point dimanche, après avoir été incapables de franchir avec succès la première ronde (Q1) des qualifications la veille.

Analyste pour le compte de la télévision allemande Sport1, Ralf Schumacher a été particulièrement cinglant à l’endroit du pilote québécois à qui il suggère carrément de changer de métier ou plutôt de... passe-temps.

« La performance de Lance Stroll à Bahreïn a été gênante », a raconté le frère de Michael, six fois victorieux en F1 au début des années 2000. 

Moins rapide que Hülkenberg

Lawrence Stroll, critiqué
Lawrence Stroll, critiqué Photo d'archives

Schumacher fait notamment allusion au fait que Stroll a été devancé en qualifications par son coéquipier d’un week-end qui, incidemment, n’avait jamais roulé à bord de la nouvelle monoplace (complètement redessinée en 2022) avant les premiers essais libres du vendredi à Bahreïn.

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Stroll, lui, avait pourtant participé à six journées d’essais préparatoires dont les trois dernières avaient été organisées au circuit de Sakhir, théâtre de la première escale de la saison la semaine suivante.

Rappelons que Hülkenberg s’était vu confier le volant de l’Aston Martin après que le pilote titulaire, Sebastian Vettel, eut été empêché de courir en raison d’un résultat positif à la COVID. 

« Stroll devrait sérieusement songer à se trouver un autre hobby, a indiqué Schumacher. Après cinq saisons en F1, il est toujours irrégulier et il ne donne pas l’impression de progresser en qualifications. C’est plutôt embarrassant...

« Malgré le fait qu’il ne connaissait pas la nouvelle voiture, Nico s’est, quant à lui, bien tiré d’affaire dans les circonstances, a-t-il renchéri. Une nouvelle fois, il a fait mal paraître son coéquipier. » 

Le pilote allemand est parvenu à devancer Stroll par un peu plus de deux dixièmes de seconde lors de la première étape des qualifications. Par contre, en course, Stroll a renversé la vapeur en terminant au 12e rang, alors que son partenaire, lui, n’a rallié l’arrivée qu’à la 17e place. 

Villeneuve en rajoute

Analyste des GP sur la chaîne française de Canal +, Jacques Villeneuve ne rate jamais une occasion de critiquer Lance Stroll et l’équipe de son père pour les piètres résultats de cette organisation qui, en 2020 (sous le nom de Racing Point), s’était pourtant battue jusqu’à la dernière course de la saison pour le troisième rang au classement final des constructeurs, qu’elle a finalement perdu aux mains de McLaren.

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Or, le champion du monde en 1997 en a rajouté une couche dimanche dernier après l’épreuve de Bahreïn.

« Cette équipe a copié la Mercedes pendant des années, a raconté Villeneuve, et elle nous donne l’impression qu’elle n’est pas capable de concevoir sa propre monoplace. Leur nouvelle voiture est mal née et je crains qu’elle ne sera jamais compétitive. 

« Pour obtenir de bons résultats et parvenir à rivaliser avec les meilleures écuries du plateau, a-t-il poursuivi, il faut plus que de l’ambition et de... l’argent. » 

Un patron trop accaparant ?

Pendant l’intersaison, Aston Martin a perdu son directeur sportif, Otmar Szafnauer, qui occupe maintenant le même rôle au sein de l’écurie française Alpine. Cet ingénieur chevronné a justifié son départ en déclarant à mots à peine couverts que le patron, Lawrence Stroll, prenait trop de place.

« Un de mes amis, a dit Szafnauer, m’a rappelé que l’Église catholique n’avait qu’un seul Pape. Mais quand vous en avez deux, ça ne fonctionne pas.  

« Il était temps pour moi de quitter et de laisser Aston Martin à son... Pape», a-t-il conclu. Le message est on ne peut plus clair. 

Aston Martin encore privée de Vettel ?  

Absent à Bahreïn la semaine dernière après avoir été déclaré positif à la COVID, Sebastian Vettel était toujours dans l’attente d’obtenir le feu vert pour participer au Grand Prix d’Arabie saoudite de Formule 1, qui sera disputé dimanche.

Selon un communiqué diffusé hier soir, l’écurie Aston Martin a indiqué que le pilote allemand « n’avait pas encore obtenu le test négatif requis pour s’envoler vers Jeddah. Nous allons donc retarder notre décision à vendredi matin pour donner toutes les chances à Sebastian ».

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Selon toute vraisemblance, si Vettel ne peut être présent lors de la première séance d’essais libres, l’équipe ne le fera pas courir en milieu de week-end et c’est son compatriote Nico Hülkenberg qui, comme à Bahreïn la semaine dernière, assurera la relève. 

Hülkenberg s’est avéré un remplaçant de choix pour l’écurie dirigée par Lawrence Stroll. En 2020, il avait pallié l’absence de Sergio Pérez à deux reprises et celle de Lance Stroll, après que tous deux eurent contracté la COVID.

Rapide et dangereux

Inauguré l’an dernier, le tracé de Jeddah est considéré non seulement comme le circuit de ville le plus rapide en F1, mais également le deuxième plus rapide de la saison après celui de Monza, en Italie.

La piste, qui comporte 27 virages, a subi quelques modifications depuis la venue du grand cirque de la F1 lors de l’épreuve inaugurale, il y a quatre mois à peine.

Mais, pour plusieurs pilotes qui ont parcouru le circuit à pied hier, ces changements destinés à améliorer la sécurité ne sont pas suffisants. Il demeure rapide et surtout dangereux.

« On a reculé certains murs de protection pour améliorer la visibilité dans certains virages, mais on aurait dû en faire plus », a estimé Carlos Sainz, de l’écurie Ferrari. 

La course avait été interrompue deux fois l’an dernier (drapeaux rouges) en raison d’accidents. Le scénario risque donc de se répéter dimanche.

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