Tous les résultats
Publicité

«Depuis le début de l’année, il [Joel Armia] se rebâtit» –Martin St-Louis

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2024-01-16T17:50:10Z

Partager

Il n’y a pas juste le Canadien qui est en reconstruction. Il y a aussi des chantiers individuels. Joel Armia fait partie de ce groupe.

• À lire aussi: Un poids de moins pour Harvey-Pinard

• À lire aussi: Jonathan Drouin s’attendait à pire: «J’ai dû contrôler un peu mes émotions»

• À lire aussi: CH: «Konyushkov jouera dans la LNH très bientôt»

Âgé de 30 ans, Armia n’a rien d’un jeune joueur. Mais il reste à la recherche de la même qualité, la fameuse constance. 

Pour reprendre une citation du passé de Dominique Ducharme, on ne sait jamais sur quelle carte on tombera avec le Finlandais. Est-il un six de trèfle, un dix de cœur ou un valet de pique? 

Questionné sur l’imprévisibilité d’Armia, Martin St-Louis a parlé de progrès dans cette facette importante. 

«Historiquement, oui [c’était un enjeu], a-t-il répliqué. Récemment, non.»

Pour la visite des Oilers d’Edmonton et de l’Avalanche du Colorado, Armia a joué deux forts matchs. Il a réalisé les deux fois des sommets personnels cette saison avec des temps de jeu de 17 min 58 s face aux Oilers et de 19 min 49 s face à l’Avalanche.  

Publicité

«Il a plus de plaisir, a souligné St-Louis. Depuis le début de l’année, il se rebâtit. C’est dur de te rebâtir de la bonne manière si tu n’es pas dans une bonne place mentalement. Il travaille sur ça.»

«Pour avoir du plaisir, ça part avec le joueur, a expliqué l’entraîneur en chef. Il est dans un environnement où on porte attention pour garder le plaisir. On travaille, mais on reste sérieux. Tu peux toujours avoir du plaisir. Je sais qu’il y a de la pression et le désir de connaître du succès individuellement, ça peut parfois te gruger mentalement. Il faut que ton mental reste plus fort que tes émotions.»

Le travail avant tout

Il y a le plaisir, mais aussi l’attitude. Armia a frappé un mur à la fin du dernier camp. Kent Hughes et Jeff Gorton l’ont soumis au ballottage le 8 octobre dernier. À un salaire moyen de 3,4 millions pour cette saison et encore la saison suivante, Armia n’avait aucune chance d’être réclamé par l’une des 31 autres équipes de la LNH. 

Le Finlandais a donc ouvert la saison sous les couleurs du Rocket de Laval dans la Ligue américaine de hockey. C’était un coup dur pour l’orgueil et la fierté. 

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Publicité

Armia n’a pas boudé lors de ses deux séjours cette saison à Laval. Il a regagné confiance avec neuf points (6 buts, 3 passes) en seulement huit matchs. 

«Je voulais travailler fort tous les jours, a dit Armia. Je voulais aussi évacuer les pensées négatives, je ne souhaitais pas me faire déranger.»

Bien se sentir

L’échantillon reste mince, mais le numéro 40 sort la tête de l’eau depuis quelques matchs avec du bon hockey. Il ne devient toutefois pas un moulin à paroles pour décrire sa récente transformation. 

«Je me sens bien. J’ai du plaisir sur la glace. C’est tout ce que je peux dire. Ce n’est pas à moi de décider si je me fais renvoyer dans la Ligue américaine. Je sens que je joue bien maintenant et j’ai du plaisir. C’est ça l’important.»

«Je retire aussi une grande fierté de jouer en infériorité numérique. Je trouve ça très agréable.»

En 27 matchs cette saison avec le CH, Armia a marqué sept buts, mais il est toujours à la recherche d’une première passe. Avec sept buts, il partage le quatrième rang des meilleurs buteurs de l’équipe avec Alex Newhook, Josh Anderson et Brendan Gallagher. 

Publicité
Publicité