Dépendance aux jeux vidéo, religion, vengeance des ex-coéquipiers: plusieurs autres confidences de Patrik Laine

TVA Sports
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Patrik Laine a confirmé une rumeur persistante lors d’un long entretien avec un média finlandais : il a développé, au cours de sa carrière, une dépendance aux jeux vidéo.
Ce monde virtuel a offert à Laine un refuge alors qu’il traversait une période très sombre après la perte subite de son père. Il dit même avoir gagné quelques centaines de dollars dans des compétitions de «Call of Duty».
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Les jeux vidéo, a expliqué Laine au média finlandais Helsingin Sanomat, ont apaisé pendant un moment son anxiété... jusqu’à ce qu’il touche le fond du baril.
«Éventuellement, je n’étais même plus intéressé par les jeux vidéo. Plus rien ne m’intéressait», a confié le franc-tireur des Canadiens de Montréal, qui, aux prises avec une dépression, a quitté les Blue Jackets de Columbus au milieu de la dernière saison pour rejoindre le programme d’aide de la Ligue nationale de hockey (LNH).
Outre la mort de son père, un autre facteur, celui-là méconnu, a contribué à la descente aux enfers de Laine : le fait que sa vie n’ait tourné qu’autour du hockey depuis sa tendre enfance. Ses études sont rapidement passées en deuxième, la priorité étant sa progression sur la patinoire.
«C’était comme ça dès mon enfance et à l’école. Tout le monde me voyait et me jugeait à travers le hockey. Nous n’avions eu personne d’athlétique dans notre famille auparavant. Mes parents voulaient débloquer mon potentiel», a mentionné Laine, qui ne voulait pas pour autant leur jeter le blâme.
Ce qui tourmente Laine, aussi, c’est que son cerveau n’arrête jamais de fonctionner.
«Je suis quelqu’un qui pense trop, a confié le numéro 92 du Tricolore. Je fais ça à longueur de journée. Je crée toutes sortes de scénarios dans ma tête.»
Quand la qualité de son jeu a laissé à désirer lors de la saison 2023-2024 avec les Blue Jackets, il est ainsi rapidement tombé dans une spirale négative.
La lumière
Laine se porte beaucoup mieux à Montréal. Il a retrouvé la joie de vivre et le bonheur de jouer au hockey. Il parvient aussi à mieux séparer Laine le hockeyeur et Laine, l’homme; l'époux de Jordan Leigh et le père d’un labrador retriever du nom de Boogie.
Il fait des suivis avec sa thérapeute chaque mardi, mercredi et jeudi, du moins, quand son emploi du temps le permet.
Laine s’est par ailleurs débarrassé de ses voitures de luxe, sa Ferrari, sa Lamborghini et sa McLaren.
«J’avais encore la McLaren cet été et j’ai appelé mon conseiller financier pour lui dire que je n’ai plus besoin d’une voiture aussi dispendieuse. C’est juste stupide. Je ne viens pas d’une famille fortunée. Mon rêve était une voiture rapide, mais c’est du passé.»
Il apprécie encore jouer aux jeux vidéo, mais désormais de façon plus saine. Et il apprend à mieux gérer ses finances personnelles afin d’avoir éventuellement un impact dans la vie des autres, peut-être à travers la fondation «From us to you» qu’il a fondée avec sa fiancée pour la cause de la santé mentale.
La religion occupe une place de plus en plus importante dans sa vie. Pendant l’été, il se rend à l’église avec sa fiancée tous les dimanches. Il prie avec elle avant chaque match et il s'est fait photographier récemment devant l'Oratoire Saint-Joseph.
«Je ne fais pas encore du porte-à-porte pour parler de Jésus, mais cet intérêt a tranquillement grandi chez moi. La religion m’a appris que je n’ai pas à tout faire tout seul.»
Ciblé par ses ex-coéquipiers
Avant un match contre son ancienne équipe, les Blue Jackets, fin décembre, Laine a tenu des propos qui ont fortement agacé ses anciens coéquipiers, déclarant candidement que la culture perdante de l’organisation avait entre autres motivé son départ de Columbus.
Les joueurs des Blue Jackets avaient répondu en servant de durs coups à Laine tôt dans le match, si bien qu’il a quitté le match après six minutes passées sur la patinoire. Le principal intéressé a confirmé qu’on l’avait ciblé en guise de vengeance.
«Je sais qu’ils ont fait exprès», a-t-il affirmé.
Il regrette cependant ses commentaires, avec le recul.
«J’aurais dû passer à autre chose. Les journalistes voulaient que je m’étende là-dessus, par contre. Je ne dirai plus jamais quoi que ce soit de négatif sur une autre organisation. J’ai appris la leçon à la dure.»