«C’est une décision prise depuis longtemps»: Geneviève Guilbault quittera la vie politique après son mandat

Jean-Philippe Guilbault
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Ténor de la Coalition Avenir Québec et pressentie par plusieurs pour possiblement succéder à François Legault à sa tête, Geneviève Guilbault choisit plutôt sa famille en annonçant ne pas solliciter de nouveau mandat en 2026.
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«C’est une décision prise depuis longtemps, qui n’a rien à voir avec l’actualité, avec celle du premier ministre ou avec les sondages», a souligné la députée de Louis-Hébert et ministre des Affaires municipales lors d’une annonce dimanche.
Accompagnée de membres de sa famille, d’amis et d’autres députés de la CAQ, Geneviève Guilbault a dit vouloir prioriser sa vie de famille, elle qui était enceinte de son premier enfant lors de son arrivée à l’Assemblée nationale en 2017.

«[Mes enfants] ne m’ont jamais connue autrement qu’en faisant de la politique, a-t-elle indiqué. Il est évident que si je continue la politique, je m’expose à regretter d’avoir manqué l’enfance de mes enfants.»
Mme Guilbault affirme qu’elle ne ferme pas complètement la porte à un éventuel retour en politique.
Elle a vanté ses réalisations lors de ses mandats tant comme ministre de la Sécurité publique, des Transports ou comme ministre responsable de la Capitale-Nationale.
Elle a notamment cité la phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain, «plus beau projet des 15 dernières années à Québec», son «grand ménage dans le financement du transport collectif» et le recours aux bracelets antirapprochement dans les dossiers de violence conjugale.
Un autre départ
Son départ annoncé est le plus récent d’une longue liste à la CAQ, incluant celui du premier ministre plus tôt cette semaine.
Ex-vice-première ministre, Geneviève Guilbault a longtemps été perçue comme une éventuelle successeure de François Legault à la tête de la CAQ. Plusieurs la voyaient être de la première course à la chefferie de la formation politique.
«La CAQ est actuellement dans un cycle de renouveau», a observé l’actuel ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, présent à l’annonce.
Les derniers mois ont été toutefois plus houleux pour Geneviève Guilbault, notamment en raison de son passage à la commission Gallant, chargée de faire la lumière sur le fiasco SAAQclic.
La ministre et certains de ses collaborateurs ont reçu dans les dernières semaines un préavis de blâme de la commission, qui doit rendre son rapport au cours du mois de février.