Tous les résultats
Publicité

Annonce de départ de Geneviève Guilbault: elle quittera à la suite d'un parcours accidenté

Photo portrait de Marc-André Gagnon

Marc-André Gagnon

2026-01-18T11:30:00Z
2026-01-18T13:53:08Z

Partager

Quatre jours après François Legault, c’est au tour de la ministre des Affaires municipales et ex-vice première ministre Geneviève Guilbault d’annoncer son départ de la vie politique. Elle renoncera ainsi à se lancer dans la course à la chefferie caquiste.

À l’instar du premier ministre mercredi dernier, elle a fait une déclaration sans répondre aux questions des journalistes. Selon nos sources, le cabinet du premier ministre n’avait pas été avisé de ses intentions.

Élue pour la première fois en 2017 lors d’une élection complémentaire provoquée par la démission du libéral Sam Hamad, Geneviève Guilbault a été reportée au pouvoir en 2018 et en 2022 avec six et douze mille voix de majorité.

Parcours accidenté

Son arrivée en politique a été spectaculaire de plusieurs façons. Enceinte de son premier enfant, celle qui avait d’abord annoncé sa candidature dans Charlesbourg en vue des élections générales de 2018 avait finalement, un an plus tôt, relevé au pied levé un candidat déchu de la CAQ dans Louis-Hébert. Ce dernier, comme son rival libéral, avait été chassé par son parti en raison d’antécédents en matière de harcèlement professionnel.

Alors que la CAQ fondait peu d’espoir sur une victoire au départ, la jeune femme de 34 ans a causé la surprise en ravissant le château fort libéral de Louis-Hébert.

Publicité

Sa victoire a été en quelque sorte été la bougie d’allumage de la montée du parti de François Legault, jusqu’à son arrivée au pouvoir en 2018.

Nommée vice-première ministre par François Legault, l’ex-porte-parole du Bureau du coroner a d’abord été chargée du ministère de la Sécurité publique en plus d’assumer le rôle de ministre responsable de la Capitale-Nationale. Choqué de voir la phase IV de la promenade Samuel-De Champlain reléguée aux oubliettes, le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec à cette époque, Claude Villeneuve, a qualifié Mme Guilbault de «pire ministre de la Capitale-Nationale qu’on a eue».

Après la réélection de la CAQ en 2022, elle est devenue ministre des Transports et de la Mobilité durable. Plusieurs lui ont reproché d’avoir enterré le projet de troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis, plus tard réanimé par François Legault après une défaite à l’élection partielle dans Jean-Talon en octobre 2023.

En mai 2023, elle avait dû s’excuser après s’être fait prendre en commission parlementaire à jouer à un jeu pendant l’étude des crédits budgétaires de son ministère.

L’année suivante, elle s’est défendue d’avoir manqué de respect en fouillant dans sa sacoche pendant qu’elle répondait au député Joël Arseneau.

Chassée des Transports et dégommée de son titre de vice-première ministre lors du remaniement de septembre dernier, Geneviève Guilbault était depuis aux Affaires municipales.

Plusieurs s’attendaient à ce qu’elle soit sur les rangs pour tenter de succéder à François Legault.

La ministre et certains de ses collaborateurs ont reçu dans les dernières semaines un préavis de blâme de la commission Gallant, chargée de faire toute la lumière sur le scandale SAAQclic.

Publicité
Publicité