De plus en plus de partisans des Rangers à Hartford


Benoît Rioux
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HARTFORD, Connecticut - De nombreux partisans de hockey du Connecticut, dont les plus jeunes, se rangent désormais derrière les Rangers de New York alors que le Wolf Pack de Hartford fait office de club-école dans la Ligue américaine de hockey depuis 1997.
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Dans la foule du XL Center, une adolescente porte ainsi le chandail des Rangers d’Alexis Lafrenière. Choisi au premier rang au total par l’équipe new-yorkaise au repêchage de 2020, le Québécois n’a pourtant pas eu à passer par Hartford, dans la Ligue américaine, avant de faire le saut directement de l’Océanic de Rimouski aux Rangers.
Un peu plus loin, c’est une affiche en langue française qui attire l’attention. «Félicitations Alex Belzile! De tes deux plus grands fans!», peut-on y lire afin de souligner sa sélection pour les matchs des étoiles de la Ligue américaine. Sans doute des gens de Montréal ou encore de Saint-Éloi, au Bas-Saint-Laurent...

Katlin et Sean Cornell, heureux mariés, sont bel et bien originaires du Connecticut et ils s’imposent comme de fiers membres du Hartford Wolf Pack Booster Club. Ils sont fous de Belzile et, selon eux, il serait grand temps que les nostalgiques des Whalers en reviennent de ce départ remontant à 1997.

«Il faut aller de l’avant et encourager le Wolf Pack, tranche Sean. Sinon, pour la Ligue nationale de hockey, je dirais que les partisans du Connecticut sont maintenant surtout divisés entre les Rangers et les Bruins, en raison de la proximité du Massachusetts.»
Partisans des Hurricanes
Les jerseys des Rangers sont en effet nombreux aux matchs du Wolf Pack. Il y a toutefois moins de partisans des Bruins qui s’affichent.

«Autour de Hartford, il y a déjà quatre équipes de la LNH, fait valoir le partisan du Wolf Pack. Tu as les Bruins, à Boston, puis trois clubs dans la région de New York avec les Rangers, les Islanders et les Devils. On peut parler des Whalers pour célébrer le 50e anniversaire du hockey professionnel ici, mais ils ne reviendront jamais.»
Chez les membres du Hartford Whalers Booster Club, il n’est pas question d’encourager les Rangers et encore moins les Bruins, anciens rivaux de la division Adams.
«Après le départ des Whalers, je me suis rangé derrière les Hurricanes, indique le président du club, Mark Anderson. Mon joueur préféré était Ron Francis et, après son passage à Pittsburgh, je ne me voyais pas encourager une autre équipe que celle pour laquelle Ron Francis allait désormais jouer, les Hurricanes. Sinon, je détestais trop les Bruins pour désormais les encourager.»
Surprenante diversité
C’est probablement ce qui frappait le plus, samedi dernier, au XL Center: la diversité des chandails portés par les partisans. Pour cette soirée spéciale du 50e anniversaire, la marée était surtout vert et blanc. Les inscriptions «Gordie Howe» étaient nombreuses. Il a aussi été possible de voir un jersey de Mike Liut et, plus niché encore, un d’André Lacroix.

Un chandail des Chiefs de Charlestown rendant hommage à Steve Carlson, qui a étrangement joué aux côtés de Gordie Howe, dans l’Association mondiale de hockey, pour les Whalers de la Nouvelle-Angleterre. Puis un jersey des Blackhawks de Chicago, avec le double zéro et le nom de Griswold, référence au personnage de Chevy Chase dans le film Le sapin a des boules. Dans le lot, un chandail de Pierre Turgeon, ancien numéro 77 du Canadien de Montréal. Son frère, Sylvain, a été sélectionné en première ronde, deuxième au total, par les Whalers en 1983.