De la clandestinité à la scène mondiale
Créé en 2009, Bare Knuckle Fighting Championship a tenu ses premiers galas légaux en 2018


Dave Lévesque
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Le Bare Knuckle Fighting Championship (BKFC) est né dans l’esprit de David Feldman, un boxeur qui est devenu une sorte de pionnier.
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«On a commencé en 2009 et c’est devenu légal en 2018. Entre-temps, je faisais de la promotion de boxe et des combats underground», explique-t-il lors d’une visioconférence.
«J’ai été dans les sports de combat toute ma vie, j’ai grandi dans ça. Je faisais du surplace dans la promotion de boxe et des arts martiaux mixtes parce qu’il y avait de gros promoteurs qui étaient massivement financés.
«J’ai créé ma propre marque et je crois que les gens s’y retrouvent parce que tout le monde a vu un combat ou s’est déjà battu.»
Essor
Feldman raconte qu’il a organisé son premier combat de manière plutôt clandestine dans un entrepôt. Aujourd’hui, Conor McGregor compte parmi les investisseurs et est devenu le visage de son organisation.
«Conor est une icône, c’est une superstar. Peu importe où l’on va, il attire les foules. On a fait une conférence de presse en Espagne et il y avait 3000 personnes qui l’attendaient.»
Mais ce n’est qu’une autre mesure de l’intérêt que provoque le sport de par le monde.
«En juin 2018, nous sommes devenus la première promotion de combats à poings nus dans le monde et aujourd’hui, il y en a plus de 150 mondialement», dit fièrement Feldman, qui croit que BKFC se battra au sommet de la pyramide des sports de combat d’ici cinq ans.

Sécurité
Évidemment, un ne peut pas parler de combats à poings nus sans parler de sécurité des athlètes. Après tout, les coups sont durs et le sang gicle.
«Les données nous disent que nous avons moins de commotions, de fractures et de mains brisées, mais nous avons plus de lacérations», assure Feldman.
Celui-ci ne lésine pas sur la sécurité et a embauché un médecin réputé pour superviser celle-ci. Les combats sont limités à cinq rounds de deux minutes et on n’hésite pas à y mettre un terme rapidement si un combattant est un peu amoché. Mais Feldman sait aussi quel genre de produit il offre.
«Les gens veulent voir du sang, c’est dans la nature humaine, mais personne ne veut voir des gens se blesser sérieusement.»