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De grands souliers à chausser pour un choix de premier tour avec la Victoire de Montréal

Nicole Gosling lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, mercredi, à l’Auditorium de Verdun.
Nicole Gosling lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, mercredi, à l’Auditorium de Verdun. Photo fournie par la Victoire de Montréal, Arianne Bergeron

Mylène Richard

2025-11-16T05:00:00Z

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La défenseure Nicole Gosling ne débarque pas en sauveuse avec la Victoire, mais la recrue aura tout de même fort à faire à la suite des départs de trois régulières à la ligne bleue montréalaise.

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«Elle contribuera certainement à nos succès, étant une joueuse très talentueuse», a d’abord récemment indiqué l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie lors du camp d’entraînement.

«Mais comme avec toutes les filles qui proviennent de la NCAA, il a toujours une courbe d’apprentissage en arrivant chez les professionnelles», a-t-elle ajouté avec prudence.

La Victoire ne veut pas mettre une tonne de pression sur les épaules de son choix de premier tour, le quatrième au total, lors du plus récent encan de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

En lui accordant un contrat de trois ans, la directrice générale Danièle Sauvageau lui a néanmoins donné un vote de confiance.

«Je suis une défenseure qui joue bien des deux côtés de la patinoire, a noté Gosling. Mon coach à l’Université Clarkson, Matt [Desrosiers] m’a appris à être consciente de mon jeu en zone profonde afin de relancer l’attaque.»

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Jayna Hefford, vice-présidente et directrice des opérations hockey de la LPHF, Nicole Gosling et Danièle Sauvageau, directrice générale de la Victoire de Montréal, lors du repêchage le 24 juin, à Ottawa.
Jayna Hefford, vice-présidente et directrice des opérations hockey de la LPHF, Nicole Gosling et Danièle Sauvageau, directrice générale de la Victoire de Montréal, lors du repêchage le 24 juin, à Ottawa. Photo fournie par LPHF, HEATHER POLLOCK

Des exemples à suivre

L’organisation doit espérer que Gosling connaisse des débuts aussi fracassants que Cayla Barnes et Anna Wilgren. Les sélections de premier et cinquième tours en 2024 avaient rapidement fait leur place au sein de la brigade défensive la saison dernière.

Déjà une athlète olympique, Barnes avait répondu aux attentes, tandis que la progression de Wilgren lui avait valu une invitation des États-Unis au Championnat du monde.

Elles ont toutefois été choisies par le Torrent de Seattle lors du repêchage d’expansion.

L’équipe s’est également entendue avec la défenseure Mariah Keopple, qui a joué à Montréal pendant deux ans.

Erin Ambrose
Erin Ambrose Photo Martin Chevalier

Pas de questions niaiseuses

Gosling a conclu sa carrière universitaire en détenant le record de Clarkson pour le plus de points par une arrière avec 148 en 170 matchs.

«Je l’ai embrassée sur le front quand elle a été repêchée parce que j’étais trop heureuse, a rappelé Erin Ambrose, leader de la brigade montréalaise. Elle est prête à jouer chez les pros. Elle patine très bien et on a eu plusieurs conversations.»

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Gosling a connu Ambrose en tant qu’ancienne de Clarkson avant de la côtoyer avec l’équipe canadienne au Mondial de 2024. Leur relation s’est depuis intensifiée au point où Ambrose l’a prise sous son aile.

«Erin a une excellente vision de jeu et elle est très intelligente. Je peux en profiter pour aider mon développement et mon adaptation dans la ligue. Je ne crains pas de poser des questions stupides, car je sais qu’elle va me répondre avec honnêteté. C’est fantastique de pouvoir compter sur une guide de sa trempe», a mentionné l’Ontarienne de 23 ans.

Gosling ne sait pas encore si elle formera un duo avec Ambrose. Cette dernière a souvent été jumelée à Kati Tabin.

Kelly-Ann Nadeau lors du match préparatoire face à Boston.
Kelly-Ann Nadeau lors du match préparatoire face à Boston. Photo Martin Chevalier

Une Québécoise dans la lutte

La recrue pourrait aussi évoluer aux côtés d’Amanda Boulier ou avec les nouvelles venues Jessica DiGirolamo, anciennement du Fleet de Boston, ou Maggie Flaherty, championne avec le Frost du Minnesota.

Kelly-Ann Nadeau, qui a disputé quatre matchs avec la Victoire, et Tamara Giaquinto, repêchée au dernier encan, tenteront aussi de mêler les cartes.

«J’aimerais prouver que j’ai ma place dans la ligue et que je peux faire partie de la formation, que je peux bien faire et que je suis capable de jouer parmi ces joueuses», a souligné la Québécoise.

Première victoire

Lors du premier match préparatoire, la Victoire l'a emporté 3 à 2 en prolongation face au Fleet de Boston, samedi soir, à l'Auditorium de Verdun, sans les vedettes Marie-Philip Poulin, Laura Stacey, Erin Ambrose et Ann-Renée Desbiens.

Après avoir vu les visiteuses prendre les devants 2 à 0, Shiann Darkangelo a inscrit deux buts dans son nouvel uniforme. Puis, la défenseure Jessica DiGirolamo a touché la cible en surtemps contre son ancienne équipe.

Fait rare, les deux gardiennes de Montréal ont récolté chacune une aide. La Québécoise Tricia Deguire a cédé deux fois sur cinq lancers en 33:57 minutes de jeu, tandis que Megan Warrener a bloqué les 10 rondelles dirigées vers elle en 28:34 minutes.

De son côté, Gosling a décoché trois tirs et distribué deux mises en échec. Utilisée pendant 23 minutes, elle a présenté un différentiel de +1.

Pour sa part, Nadeau a donné trois coups d’épaule et a terminé avec un dossier de -1 en 13:53 minutes.

Maya Labad, Alexandra Labelle, Audrey-Anne Veillette, Catherine Dubois et Jade Downie-Landry ont été les autres Québécoises habillées chez la Victoire.

▶ La Victoire entamera son calendrier régulier le dimanche 23 novembre en visitant Boston.

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