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Une joueuse qui s’ennuyait du trafic de Montréal

Jade Downie-Landry lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, le mercredi 12 novembre 2025, à l’Auditorium de Verdun.
Jade Downie-Landry lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, le mercredi 12 novembre 2025, à l’Auditorium de Verdun. Photo fournie par la Victoire de Montréal, Arianne Bergeron

Mylène Richard

2025-11-13T19:38:42Z

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Une attaquante voulait tellement revenir à la maison après avoir passé deux saisons à New York qu’elle garde même le sourire dans la congestion de la métropole québécoise.

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«Moi, être pognée pendant une heure dans le trafic pour passer le pont, ça me fait plaisir parce que je suis à Montréal et je suis contente d’être ici», a lancé mercredi Jade Downie-Landry après le premier entraînement officiel du camp de la Victoire.

La native de Saint-Jean-sur-Richelieu a quitté la maison pour la première fois à 27 ans lorsqu’elle a été sélectionnée au 52e rang par New York à l’encan inaugural de la Ligue professionnelle de hockey féminin en 2023.

Après avoir brillé avec le Collège Dawson et McGill, Downie-Landry a dominé chez la Force de Montréal, un défunt club professionnel.

«L’équipe [de la Vicitoire] m’a approchée. Je savais que dans mon cœur, c’était Montréal. J’ai toujours été ici. Je suis allée au cégep et à l’université ici. Je savais que je voulais revenir à Montréal un jour», a-t-elle raconté.

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Jade Downie-Landry, alors qu’elle jouait pour les Sirens de New York, retrouvera Erin Ambrose avec la Victoire.
Jade Downie-Landry, alors qu’elle jouait pour les Sirens de New York, retrouvera Erin Ambrose avec la Victoire. Photo fournie par la LPHF, LAURENT CORBEIL

Papier sablé

Partout où elle est passée, celle pouvant évoluer au centre ou à l’aile droite a souvent déployé son talent offensif. Mais avec les Sirens, elle a dû être «versatile» derrière les gros canons comme Alex Carpenter, Jessie Eldridge et Sarah Fillier. Les deux premières sont maintenant avec le Torrent de Seattle.

«J’ai été mise dans plusieurs situations, dont certaines que je n’avais pas connues à l’université, comme des situations défensives. J’ai pu m’améliorer», a expliqué Downie-Landry, qui a inscrit deux de ses quatre buts la saison dernière contre la Victoire.

«Vous devez bien faire en défensive si vous voulez jouer à Montréal», a confirmé en riant l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie.

«C’est une joueuse spéciale qui peut trouver le fond du filet, a-t-elle poursuivi. Elle a un style avec du papier sablé et de la robustesse. Nous nous attendons aussi à ce qu’elle soit fiable défensivement et capable de prendre des mises en jeu importantes.»

Avec les Poulin, Desbiens et compagnie

Avec un contrat d’une saison en poche, Downie-Landry est contente de pouvoir jouer avec certaines hockeyeuses plutôt que de les affronter. Le premier nom qu’elle a nommé, avec un peu de gêne, est celui de Marie-Philip Poulin.

«Ann-Renée [Desbiens], j’aime bien mieux être dans son équipe que d’essayer de compter contre elle, a ajouté Downie-Landry. Il y a aussi Laura [Stacey]. Et même Cath Dubois, elle est difficile à bouger devant le filet.»

Maya Labad au camp de la Victoire.
Maya Labad au camp de la Victoire. Photo fournie par la Victoire de Montréal, Arianne Bergeron

Idole d’enfance

Se retrouver au même camp que Poulin, c’est aussi impressionnant pour Maya Labad.

«C’est mon idole depuis que je suis jeune. De la côtoyer, c’est incroyable», a mentionné l’attaquante de 23 ans originaire de Mascouche.

L’ancienne de l’Université Quinnipiac, au Connecticut, a été un choix de cinquième tour de la Victoire au dernier repêchage.

«Je pense que je peux apporter de la vitesse. Avec mon gabarit, je peux aller me mettre devant le but pour marquer», a soutenu Labad, qui souhaite impressionner lors des matchs préparatoires contre le Fleet de Boston, samedi et lundi.

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