Nascar: nouvelle configuration plus sophistiquée
Les pilotes pourront enfin tester la voiture de la plus récente génération

Louis Butcher
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À l’image de la Formule 1, la Coupe NASCAR inaugure officiellement sa voiture de la nouvelle génération, mieux connue sous le code Gen-7.
Si les pilotes ont pu se familiariser avec son comportement lors de l’épreuve hors compétition tenue le 6 février dernier au Colisée de Los Angeles, c’est véritablement ici à l’occasion du Daytona 500 qu’ils auront une meilleure idée des qualités et des défauts de cette voiture plus... moderne.
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Le mot moderne peut maintenant s’appliquer en NASCAR, cette discipline qui s’est montrée discrète dans l’évolution de ses bolides au fil des ans.
Mais là, on peut réellement parler d’une configuration plus sophistiquée, et ce, à plusieurs égards. La démarche vise notamment à accorder aux pilotes un meilleur contrôle sur la piste et à assurer des débats plus musclés pour favoriser le spectacle.
Pour ce faire, NASCAR a imposé l’utilisation d’une suspension arrière indépendante qui remplace le traditionnel et vétuste essieu rigide. Les jantes sont non seulement plus imposantes (de 15 à 18 pouces), mais également moins lourdes. Les nouveaux pneus plus adhérents, combinés à de plus gros freins, augmentent l’efficacité du freinage de près de 30 %.
Les amateurs vont aussi remarquer que, pendant les arrêts au puits de ravitaillement dimanche, les mécaniciens n’auront qu’un seul écrou à dévisser plutôt que cinq lors des changements de pneus.
Abandonnée également la boîte de vitesse manuelle en « H » à quatre rapports, pour faire place à une boîte séquentielle à cinq rapports. La NASCAR n’est toutefois pas encore rendue à préconiser l’usage de palettes au volant.
Vers un dispositif hybride ?
Un nouvel ensemble aérodynamique devrait aussi favoriser les dépassements en empêchant l’air d’être trop perturbé vers l’arrière.
Quant au moteur, le bon vieux V8 atmosphérique de 5,9 litres est maintenu, quoique NASCAR n’a pas renoncé à lui confier un dispositif hybride dans l’avenir. Une motorisation tout électrique n’est pas dans les plans. NASCAR n’est certes pas rendu là, les amateurs non plus.
Cette nouvelle voiture, de concert avec les trois constructeurs impliqués en NASCAR (Chevrolet, Ford et Toyota), tend à se rapprocher davantage des véhicules voitures de production.
En apparence, du moins. Pour le reste, ça demeure une voiture de course qui n’a rien à voir avec les véhicules que pouvez acheter chez le concessionnaire.
L’idée est aussi d’inciter d’autres fabricants automobiles à tenter l’aventure ou à y revenir comme Stellantis (ex-Chrysler).
En mode apprentissage
Les pilotes, en grande majorité, s’entendent pour dire que c’est un pas en avant, mais que beaucoup de travail reste à accomplir.
« C’est un début de saison vers l’inconnu, a indiqué Joey Logano. C’est très difficile aujourd’hui de prédire ce qui va se passer en 2022. Nous sommes tous en mode apprentissage. »
« Les données que nous avons accumulées avec l’ancienne génération n’ont plus aucune utilité. Mais nous sommes tous dans le même bateau et on va s’assurer de faire progresser cette nouvelle voiture. »