Davis Alexander voulait demeurer à Montréal


Marc Calixte
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Le nouveau contrat conclu entre les Alouettes et Davis Alexander en dit beaucoup sur le niveau de confiance de l’organisation pour ce joueur, mais pour moi, la situation vient avec une autre conclusion évidente: le prometteur quart-arrière voulait rester à Montréal.
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L’entente de trois ans, par laquelle Alexander pourrait toucher un peu plus d’un million de dollars au total, me semble juste et intéressante. Je demeure toutefois persuadé que l’athlète de 26 ans n’aurait jamais rejoint une autre équipe, simplement pour obtenir un peu plus d’argent. Je ne dis pas qu’Alexander a signé un contrat au rabais à Montréal, mais il sait très bien que les conditions gagnantes sont réunies et que la relation avec les Alouettes pourrait s’étendre et devenir encore plus payante à long terme.
Alexander connaît la synergie qui est déjà en place à Montréal, il aime ses coéquipiers, ses entraîneurs et l’ensemble de l’organisation. C’est beaucoup mieux que de devoir partir, créer de nouveaux liens et tenter de restructurer l’offensive d’une autre formation.
Pour les Alouettes, il faut rappeler que ça fait déjà quelques années qu’Alexander est là. Il aura été un investissement en vue des années futures depuis le jour où on l’a identifié à l’Université Portland State, établissement qu’il a fréquenté jusqu’en 2021. Les Alouettes ont non seulement vu grandir ce joueur travaillant, persévérant et à l’attitude positive, mais ils l’ont eux-mêmes fait grandir. Ne restait plus qu’à conclure ce contrat spécial, pour un joueur tout aussi spécial.
Une personnalité attachante
On parle d’une excellente nouvelle pour les Alouettes, mais aussi pour les partisans de l’équipe. Personnellement, cette relation prolongée entre Alexander et le club montréalais me fait carrément rêver. Je crois qu’il pourrait bientôt devenir le quart-arrière le plus populaire à Montréal depuis l’époque où Anthony Calvillo était le pivot à l’attaque. Souriant, Alexander a une personnalité très attachante.
Son présent contrat est donc valide pour trois saisons, mais j’anticipe déjà une éventuelle entente qui le liera aux Alouettes pour 2028, 2029 et plus encore. J’imagine aussi des matchs de football importants disputés, avec Alexander au poste de quart-arrière, devant des dizaines de milliers de partisans rassemblés dans un Stade olympique rénové.
Pauvre Cody!
Si l’avenir s’annonce radieux pour les rêveurs, le futur du vétéran quart-arrière Cody Fajardo est drôlement plus inquiétant. Je ne veux rien présumer, mais advenant le cas où les Alouettes demandent bel et bien à Fajardo de restructurer son contrat, on parle d’un scénario qui aboutit rarement. Puisque ce n’est jamais noir ou blanc, on peut penser que le directeur général Danny Maciocia voudra laisser le vétéran dans une situation intéressante et qu’il pourrait très bien l’échanger tout en trouvant son compte pour les Alouettes, possiblement en retour d’un choix au repêchage.
Pour résumer, l’avenir de Fajardo dépend beaucoup présentement des autres équipes de la Ligue canadienne de football et de leurs besoins.
Propos recueillis par Benoît Rioux